Benyamin Netanyahou
le paranoïaque

mars 2014

Depuis plusieurs années, rapporte la presse juive, Benyamin Netanyahou a banni ordinateurs et téléphones portables de son bureau. Mieux, il n’envoie aucun courrier électronique. Il craint les tentatives d’espionnage.

Il n’y a pas mieux qu’un incendiaire pour se méfier du feu. Devant les États-Unis, l’État hébreux est en effet le pays du monde accumulant le plus grand nombre d’informations piratées par tête d’habitant.

Toute personne raisonnablement informée connaît l’Unité 8200, une direction de l’armée israélienne chargée du décryptage des données électroniques, et surtout de monter des opérations d’espionnage ou des attaques contre les utilisateurs d’Internet qui ont le mauvais goût de déplaire à l’État juif.

Encore l’Unité 8200 n’est-elle que la partie émergée de l’espionnage électronique israélien. Des sociétés privées, comme Natus et Varint prennent le relais quand l’autorité gouvernementale ne veut pas s’exposer. Du reste, ces deux entreprises ont été citées dans le scandale des écoutes de la NSA américaine en tant que... prestataires de services.

Il y a plus sournois. Viber, par exemple, est un logiciel offert généreusement pour téléphoner gratuitement. Jusqu’à une date récente, ce logiciel était produit par Viber Media INC, entreprise basée à Chypre mais aux mains de Talmon Marko, un double national israélo-américain qui a servi quatre ans dans l’armée israélienne. Appâté par « la bonne affaire », des millions d’Arabes ont sauté à pieds joints sur l’occasion.

Hélas ! Les « bons plans » ont toujours une fin. Des esprits chicaniers ont révélé l’identité du patron de Viber Media INC, faisant comprendre que toutes les informations collectées, éventuellement certaines conversations, pouvaient finir dans les banques de données des services israéliens.

La combine étant éventée, Viber n’avait plus d’utilité pour les Israéliens. En février dernier, Viber Media INC a été revendu pour 660 millions d’euros au groupe japonais Rakuten. Reste à se demander si, d’aventure, un avenant du contrat n’autorise pas l’exploitation par les Israéliens des données recueillies avec le logiciel Viber.

Sachez néanmoins qu’il reste de nombreuses autres possibilités d’espionnage pour l’État hébreux. Par exemple, de très nombreuses boutiques téléphoniques sont tenues par du personnel juif qui entretient des relations sentimentales avec Israël. Rien n’échappe à ces gens et certains s’autorisent les plus mauvais coups pour espionner, au service de la cause israélienne, les clients qui ont le malheur de se rendre chez eux.

Autre moyen, ICTS International. Cette compagnie israélienne assure la sécurité de plusieurs aéroports européens en Grande-Bretagne, en Espagne, en Hongrie, en Roumanie et en France. Elle collabore étroitement avec la police et les douanes des pays concernés et a accès à toutes les informations concernant les voyageurs*.

Quand un aussi petit pays s’est constitué un tel réseau d’espionnage, on comprend que son Premier ministre devienne un peu parano. Il a peur qu’on ne lui fasse ce qu’il fait aux autres.

* Lire « Des Israéliens ont laissé passer le terroriste du vol 253 »

Centre de Recherches sur le terrorisme depuis le 11 septembre 2001
 www.recherches-sur-le-terrorisme.com

 

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