BREVES DU MONDE

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Décembre 2005

w25 décembre 2005 : Pendant les fêtes de Noël, des membres du " Hindu Jagran Manch " ont attaqué deux écoles jésuites et mis le feu à un foyer pour enfants aborigènes.Le " Hindu Jagran Manch " est un mouvement identitaire extrémiste hindou.

w22 décembre 2005 : Un pasteur évangéliste a été tué dans une église de Pakading, au Laos. Le pasteur Aroun Voraphom est mort assassiné sur la route, rejoignant ses proches quelques heures après avoir présidé une réunion de prières. Le pasteur a été retrouvé dans un ruisseau, frappé de plusieurs coups de couteaux et la gorge tranchée. Signalant l'arrestation de 28 chrétiens au cours des fêtes de Noël en 2004, l'arrestation de dix autres à Pâques en mars 2005, la condamnation en juillet dernier de deux chrétiens, encore, qui refusaient de renoncer à leur foi, les chrétiens du Laos dénoncent la répression religieuse étatique en action contre eux.

wRecherches de rayonnements radioactifs dans les bâtiments fréquentés par des musulmans. Cette mesure a été prise secrètement aux États-Unis, à Washington et dans cinq autres grandes villes. Une centaine de sites incluant des mosquées, résidences, bureaux et hangars ont été visitées. Les visites domiciliaires, requérant normalement une décision judiciaire, ont été pratiquées en toute illégalité. Plusieurs personnes chargées de cette mission, ayant fait part de leur inquiétude au regard de la légalité, ont été menacées de renvoi, affirme David E. Kaplan, dans un message daté du 22 décembre 2005 sur " usnews.com"

w" Il ne suffit pas de tuer les terroristes, encore faut-il faire en sorte que l'on ne devienne pas terroristes, " a déclaré Ami Ayalon, ancien chef du Shin Beth, les services de sécurité intérieurs israéliens. C'était dans une interview accordée à Pierre Rousselin dans "Le Figaro " du 17 et 18 décembre 2005.

wArrestation, le 12 décembre 2005, de neuf personnes impliquées dans l'islamo-gangstérisme. Jamal Oulahsen habitait Clichy-sous-Bois et possédait plusieurs commerces. Ouassini Cherifi s'était rendu en Afghanistan et on l'avait condamné en 2000 dans une affaire de faux papiers. Avec d'autres de leurs complices, ils se sont connus en prison. L'un d'eux, Anouar Majrar, un Marocain, a avoué s'y être converti à l'islam radical. Ils ont effectué plusieurs braquages et des armes de guerre ont été retrouvées dans une cache. Ils finançaient ainsi une filière de combattants islamistes pour l'Irak. Elle n'est pas systématique, mais nous notons une liaison de plus en plus fréquente entre islamistes radicaux et éléments liés au gangstérisme. Psychologiquement, cela signifie une rupture extrême avec la société. Cette évolution, chez certains, était perceptible dès 1995.

Quand Washington couvrait la
contrebande de pétrole
de Saddam Hussein...

wLe Congrès américain et les Nations unies ont enquêté. Ils ont découvert qu'une partie du pétrole vendu par Saddam Hussein, sans l'autorisation des Nations unies, sortait d'Irak sous la protection de Washington et de la Jordanie.

Paul Volcker, à la tête de la Commission nommée par le Conseil de sécurité, l'a confirmé. Pour les négociants et transporteurs impliqués, le pétrole détourné devait permettre à la Jordanie de constituer une réserve en prévision de la guerre contre l'Irak. Presque de l'humour.En réalité, seule une fraction de ce pétrole a rejoint le port jordanien d'Akaba. La plus grosse partie a été envoyée pour raffinage à Alexandrie, en Égypte, au Yémen, en Malaisie et en Chine.
" Millenium, " une petite société jordanienne propriété des frères Shaheen, bénéficiait de la protection des autorités jordaniennes pour acheter et vendre le pétrole. Plus grave, les pétroliers, pour sortir l'or noir du Golfe arabo-persique, jouissaient de la connivence des forces navales américaines chargées de contrôler le trafic maritime à la sortie de l'Irak.En février 2003, Michel Telling, un des inspecteurs des Nations unies, a naïvement signalé ce trafic irrégulier aux autorités américaines. En vain.Plus étonnant encore. Tous ces faits ont été révélés dans le rapport Volcker, ordonné par les Nations unies et rendu public en janvier 2005. Treize Français ont été inculpés pour détournement de l'embargo contre l'Irak, mais nul n'ose évoquer la part de responsabilité des États-Unis.

wSix Ruandais accusent les militaires français d'atrocités commises lors du massacre de Tutsis par les Hutus. Ils sont entendus par le tribunal aux armées. L'un des accusateurs, une femme, déclare : " Je dis, et c'est la vérité, avoir vu des militaires français tuer eux-mêmes des Tutsis, en utilisant des couteaux brillants d'une grande dimension... " En d'autres termes des sabres ou des épées. Nous ne savions pas ce type d'arme en dotation dans les forces françaises. Nous savons par contre une campagne de calomnies en cours contre l'armée française en Afrique.

w31 décembre 2005: L'agence Fides a annoncé 27 religieux chrétiens assassinés pour leur foi à travers le monde pour l'année 2005. La 27ème victime, soeur Clementine Brantsen, a été tuée le 28 décembre en Afrique du Sud.

wL'Union européenne retient un rapport sur "Jérusalem-Est annexée " par Israël pour ne pas déplaire à l'État hébreu. Il s'agit d'une analyse commandée par l'Union européenne. Elle devait être " adoptée et rendue publique " le 12 décembre 2005. Pour ne pas déplaire à Israël, Bruxelles a décidé de ne pas publier le document

wCabines téléphoniques fracassées et poubelles incendiées par des Gitans, le 5 décembre dernier sur les places de la République et de la Nation à Paris. Ils étaient plusieurs milliers à manifester contre la taxe d'habitation en projet sur les caravanes. Accourant pour les soutenir, Jérôme Chartier, député UMP du Val d'Oise, a suggéré d'assimiler les caravanes des Gitans à un logement principal. Par cette manipulation, les gens du voyage ne paieraient presque plus rien quand les autres citoyens français, détenteur d'une caravane, devraient verser une taxe de 75 euros par an et par mètre carré pour leur "roulotte." Faudrait-il au citoyen "normal" brûler et casser pour se faire entendre ?

 ALLIANCE BASE
Les nouveaux réseaux
de la CIA

wAu lendemain du 11 septembre 2001, la CIA s'est retrouvée fort démunie. Ayant compté sur la surveillance électronique, elle avait négligé le renseignement humain, les agents du terrain.
Il fallait faire vite, or on ne reconstitue pas des réseaux de renseignement en quelques jours. Une idée a alors germé dans l'esprit des stratèges de Langley : pourquoi ne pas utiliser les services des pays alliés ?Selon le " Washington Post " du 18 novembre 2005, sous le nom de CTICs ou " Centres de renseignement sur le contre-terrorisme, " la CIA a ouvert des bureaux d'opérations conjointes, avec les renseignements locaux, dans plus de deux douzaines de pays, Parmi ces derniers, bien sûr le Canada et la Grande-Bretagne. L'Allemagne aussi. Plus surprenant, l'Ouzbékistan, l'Indonésie et le Yémen.Les CTICs sont formés d'officiers triés sur le volet, coupés de leur corps d'origine, rétribués, équipés par l'Oncle Sam et renforcés par des Américains. Pas de problèmes financiers : entre 2001 et 2003, le budget de la CIA a été multiplié par deux et demi.Mais il y a plus étonnant, sous le nom d'Alliance Base, la CIA a créé à Paris un centre multinational avec des Anglo-Saxons et des Allemands. Des officiers de la DGSE y collaborent. Même aux moments les plus tendus, lors de la controverse sur l'Irak, les relations sont restées confiantes. Comme si ces cellules de renseignements se développaient à l'abri des perturbations politiques.Un hic cependant à ce bel ordonnancement : que reste-t-il de l'indépendance de la France ? La lutte contre le terrorisme ne sert-elle pas aussi à contrôler les États ?

w Gideon Ezra, ministre israélien de la Sécurité intérieure, et son directeur de la police, Moshe Karadi, ont été reçus à Paris par Nicolas Sarkozy du 11 au 13 décembre 2005. Dès le dimanche 11, les discussions ont porté sur la lutte contre les émeutes. A ce propos, les journaux français sont demeurés silencieux. Ceux d'Israël, par contre, ont largement glosé. Dans son édition du 12 décembre, le " Jerusalem Post " présentait la police israélienne comme reconnue dans le monde pour ses capacités à " lutter contre le terrorisme et réprimer les émeutes. " L'auteur de l'article suggérait à la France de s'inspirer des méthodes de répression utilisée en Israël en cas de nouvelles émeutes, comme en novembre 2005, dans nos banlieues. Toujours dans le cadre de la sécurité, quatre adjoints du maire de Paris se sont rendus à Jérusalem pour étudier la manière dont juifs, chrétiens et musulmans coexistent dans cette ville. Shabi Amdi, responsable du département des jeunes à la municipalité de Jérusalem a déclaré : " Les Français veulent comprendre comment nous parvenons à réaliser des projets communs aux juifs et aux musulmans dans une ville comme Jérusalem... " Étonnant, non ?

w Dick Cheney, le Vice-président américain, s'est servi, pour soutenir son propos, de la fausse lettre, selon nous, d'Ayman Zawahiri à Zarqaoui, dont nous avons parlé. L'affaire s'est passée le 6 décembre 2005, lors d'une revue des troupes, à la garnison de Fort Drum, dans l'État de New York. " Récemment, a dit Cheney, nous avons obtenu un message du numéro deux d'Al Qaïda, un homme nommé Zawahiri, qui était envoyée à son représentant en Irak, le terroriste Zarqaoui. La lettre révèle clairement que l'Irak fait partie d'un plan plus large destiné à imposer l'islamisme radical à travers l'ensemble du Moyen-Orient, faisant de l'Irak un refuge pour le terrorisme et une base d'attaque contre d'autres nations... " Sans illusion sur les intentions bellicistes de Zawahiri, voyant les plus hautes autorités des Etats-Unis convaincues de l'authenticité de la lettre, nous en viendrions presque à douter. Pourtant d'autres voix se joignent à la nôtre. Le 8 décembre, Henry Schuster, journaliste à CNN a affirmé : " Des sources de sécurité jordaniennes m'ont récemment déclaré qu'elles croyaient cette lettre être une contrefaçon. "
Lire : Analyse de la lettre de Zawahiri à Zarqaoui

 
wDes positions israéliennes au Kurdistan Irakien. Le Yediot Aharonot, journal israélien, confirme (du 1er décembre 2005) ce que nous avions révélé auparavant: des Israéliens construisent un aéroport et entraînent des combattants au Kurdistan irakien. Le contact israélien est le député Dany Yaton. Lire: Visées israéliennes sur le Kurdistan
 

wLe GSPC algérien menace-t-il vraiment
la France ?

La traduction d'un article du journal " Al Charq al Awsat, " du 15 octobre 2005, nous paraît importante.Basé à Londres, ce journal arabe a interviewé Hassan Hattab à quelques kilomètres d'Alger. Ancien des GIA, Hattab a fondé le GSPC le 14 septembre 1998. Étrangement, les autorités algériennes le disaient mort au cours d'un affrontement.Ses ex-lieutenants continuaient pourtant de s'activer. En 2003, quatorze otages, allemands et suisses, avaient été enlevés dans le Sahara algérien. L'auteur de ces rapts s'appelle Abdelrazzak El Para. Le 4 juin 2005, un commando attaquait un poste mauritanien. L'Algérie en accusait le GSPC.Nos informations et nos analyses nous amènent à dire, que ces actions ont été téléguidées par les services algériens.Ou nous nous trompons et il conviendrait de nous le faire comprendre rapidement. Ou des membres de l'État algérien prennent des risques avec la vie des citoyens de nos pays.Ce n'est pas un jeu. Nous demandons aux autorités françaises de s'en inquiéter.Lire aussi: -Qui a enlevé les otages du Sahara ? -L'Algérie sous contrôle américain -

Des compagnies américaines offrent de vendre la liste des appels effectués à partir de votre portable.
Pour la somme de 110$, parmi d'autres, la société Locatecell affirme : " Donnez-nous un numéro de téléphone et nous vous enverrons les numéros des appels effectués à partir de celui-ci... "
Offrant ce service, le site internet www.locatecell.com

w Ante Gotovina, général croate, a été arrêté le mercredi 7 décembre 2005 dans les îles Canaries (Espagne). Il est accusé de crimes de guerre par le Tribunal Pénal International. Né en 1955 sur la côte dalmate, en Croatie, ancien caporal chef au 2ème Régiment étranger de parachutiste, il quitte la Légion après cinq ans de service. En 1981, il est arrêté en France pour le cambriolage d'un fabriquant de coffres-forts réalisé en compagnie de Dominique Erulin, le frère du défunt colonel de la Légion. Il effectue aussi des missions pour le compte de certains services spéciaux français. Il rentre en Croatie en 1990, à la veille de la sécession du pays de la Yougoslavie. S'intégrant dans la jeune armée, il fait valoir ses compétences militaires. Son ascension dans la hiérarchie est vertigineuse. En 1992, il est nommé commandant du secteur militaire de Split. Du 4 août 1995 au 15 novembre, il commande l'opération de la Krajina, pour l'arracher au contrôle de l'armée centrale. Bilan, une purification ethnique, 150 morts, des centaines de disparus et 150 000 à 200 000 civils expulsés de la région. Tous des Serbes. " L'accusé Ante Gotovina, dit l'acte d'accusation, agissant individuellement et/ou de concert avec d'autres membres de cette association criminelle, a planifié, fomenté, ordonné, commis... l'exécution de ces actes... "
Les Serbes, victimes, ont pu croire cela normal quand, en Occident, tous se sont tus. Nous aurions pu faire l'économie des excès de Bosnie en dénonçant alors ceux de Croatie !
Néanmoins, Gotovina continue de se rendre en France. En octobre 1998, avec ses amis, il met en place Jean-Jacques Susini à la tête de la fédération des Bouches-du-Rhône du Front national. Susini a été le chef civil de l'OAS. On signale aussi Gotovina figurant en tant que salarié dans les effectifs de la société " Assistance Sécurité Protection " basée à Paris.

 Novembre 2005

wFin novembre 2005, sur sa nouvelle liste des 47 groupes terroristes, l'Union européenne a maintenu le nom des Moujahidine-e-Khalq. Maryam Rajavi, co-leader de l'organisation, en examen pour terrorisme, verra son visa de séjour en France arriver à son terme l'année prochaine. Enfin, le Vice-président irakien, Adel Abdul Mahdi, a déclaré que l'Irak expulserait bientôt les membres des Moujahidine-e-Khalq stationnant dans le camp d'Achraf. Il a tenu ce propos lors d'une visite à Mashad (Iran) le 30 novembre. Reprenant ses mots, Mohammed Majid Al-Sheikh, l'ambassadeur irakien à Téhéran, a précisé : " Ce groupe (les Moujahidine) n'a pas de place en Irak et sera expulsé d'Irak aussitôt que possible. Ceux qui voudront retourner en Iran seront autorisés à le faire. "

wChristophe Chaboud a donné une interview au journal israélien Yédiot Aharonot, dans le supplément magazine de la fin novembre 2005. Sous le titre " Le Jihad des banlieues, " Chaboud affirme que les émeutes vont accroître la motivation des immigrés à rallier des organisations terroristes. Bel amalgame entre les banlieues françaises et les territoires palestiniens occupés par Israël ! Chaboud est le chef de l'Unité de coordination de lutte antiterroriste (Uclat). Il a été mis en place par Nicolas Sarkozy.

w Le 27 novembre, une réunion fondatrice du groupe " Alliance des civilisations " s'est déroulée aux Baléares à Palma de Majorque. Le groupe est coprésidé par Federico Mayor, ancien directeur de l'UNESCO, et Mehmet Aydi, ministre turc. Font partie de l'organisation : Mohammad Khatami, l'archevêque Desmond Tutu, Hubert Védrine, André Azoulay. Le but recherché est de s'opposer à la théorie de la guerre des civilisations entre Occident et monde musulman tout en luttant contre l'extrémisme qui alimente le terrorisme.

w" Ils font la même chose qu'à l'époque de Saddam Hussein, et pire encore, " a dit Iyad Allaoui, ancien Premier ministre irakien sous l'occupation américaine, évoquant les emprisonnements, les tortures et les assassinats.

wJoey Starr, la vedette de rap , rencontre les animateurs sociaux de Clichy-sous-Bois. La discussion a eu lieu vendredi 25 novembre dans le " Beurger king muslim, " avec service effectué par des filles voilées. En grand frère, mi tonton flingeur, mi prophète du show biz, Joey Starr a rappelé avant de partir : " Vous êtes apolitiques, d'accord. Mais vous faites de la politique. " On voit les récupérateurs des émeutes des banlieues prêts à semer sur un terreau fertile en embrigadant des adolescents paumés.
Lire aussi: Les chants de la haine dans Dossier Banlieues

w12 novembre 2005: Trois églises sont brûlées à 90 kilomètres de Lahore, au Pakistan, par une foule de trois mille musulmans.

w8 novembre 2005: En Chine, condamnation de deux chrétiens à la prison (3 ans et 18 mois) pour impression " illégale " de la Bible. Un responsable a justifié : " La religion est un point de pénétration par lequel les forces occidentales anti-chinoises cherchent à occidentaliser et démanteler la Chine. "

wQuand le feu prend à la maison France, les faux amis de la famille envoient un peu d'essence.On a vu les Russes claironner l'heure du soulèvement des arabo-musulmans contre les Français de souche. Les Américains voir dans nos banlieues des Falloujah hexagonales. Les Israéliens larmoyer à propos de nos ghettos. Nous pourrions répondre, notre paille dans l'oeil nous aveugle moins que la poutre dans le vôtre. Nous n'avons pas fait donner les blindés ou les hélicoptères, et les morts, toujours de trop, dans cette affaire nous n'en comptons guère. Moins en tout cas qu'en Irak, dans les territoires palestiniens ou en Tchétchénie. Certes, nous avons un problème, mais il est social. Ni racial, ni religieux. Au mérite, Noir ou d'origine maghrébine, on gravit plus aisément l'échelle sociale en France, qu'en Amérique ou en Grande-Bretagne. Les signatures dans nos journaux l'attestent. Et si les migrants de la deuxième génération rencontrent des difficultés pour trouver un emploi, les Français de souche sont confrontés aux mêmes tracas. Du reste, on l'oublie. Les incendiaires ne sont pas les fruits du chômage mais, plus souvent, des réfractaires au travail. La machine à intégrer n'est pas en panne, mais elle peine sous la surcharge.

 

APRÈS VOUS, MESSIEURS LES ANGLAIS !

wBabar Ahmad, accusé de collecter des fonds pour les Taliban, va être extradé aux Etats-Unis, a-t-on appris le 16 novembre 2005 à Londres. Cette décision a été prise par le ministre de l'Intérieur, Charles Clarke. Les avocats d'Ahmad contestent cette extradition car, aux États-Unis, il est exposé à la peine de mort ou au transfert sous juridiction militaire dans un lieu de détention comme Guantanamo. Par contre, depuis bientôt trois ans, les Britanniques refusent d'extrader Rachid Ramda en France. Arrêté le 4 novembre 1995 à Londres, cet Algérien est l'un des ordonnateurs de la vague d'attentats qui a touché la France à l'automne 1995. Elle avait fait huit morts et 150 blessés. La justice britannique a estimé, qu'en France, Ramda ne pourrait pas bénéficier d'un procès équitable. A ce jour, quatre mandats d'arrêt ont été délivrés en vain contre lui par la justice française. Refusant d'extrader Faraj Hassan Faraj, un ressortissant libyen soupçonné d'appartenir aux réseaux Zarqaoui, les Britanniques ont rendu caduques les poursuites italiennes. Arrêté en mai 2002 sur les renseignements des services italiens, la demande d'extradition n'ayant pas abouti, conformément à la loi italienne, la procédure a été annulée.

wLe 9 novembre 2005, Tony Blair s'est vu refusé par le Parlement l'extension de la garde à vue de 14 à 90 jours. Il arguait de la lutte contre le terrorisme pour obtenir ce changement de la loi.

wHuman Rights Watch a publié au mois de mai un rapport sur les exactions commises par les Moujahidine-e-Khalq (MEK) contre leurs propres membres. Ces derniers rétorquent que Human Rights Watch, organisation humanitaire de renommée internationale a été abusée par des agents travaillant pour les services iraniens. Raymond Tanter, un professeur de l'Université de Georgetown (Washington) soutient la même thèse. Il a créé une structure de lobbying " Iran Policy Committee, " qui véhicule les idées des Moujahidine. Un autre professeur, Paul Sheldon Foote, de l'Université Fullerton (Californie) réplique à Tanter : " Vous avez oublié de dire dans votre communiqué de presse pourquoi vous soutenez... l'organisation communiste iranienne des MEK, connue en Iran comme le Pol Pot du pays... " Si les Moujahidine-e-Khalq s'estiment diffamés, pourquoi ne poursuivent-ils pas leurs adversaires en justice ?
Lire aussi: -Manipulations psychologiques chez les Moujahidine-e-Khalq (MEK) -http://hrw.org/backgrounder/mena/iran0505/iran0505fr.pdf

Octobre 2005

 w29 octobre 2005: Agression de lycéennes chrétiennes par des extrémistes musulmans en Indonésie. Trois d'entre elles sont décapitées.

wChef de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) au ministère de l'Intérieur, Christophe Chaboud a accordé une interview publiée dans " Libération " du 18 octobre. Il dit : " En 2003, le GSPC a réellement enlevé des touristes européens... " Nous nous devons de rectifier : non le GSPC n'est pas l'auteur de l'enlèvement des touristes en 2003. Maladroit, l'adverbe " réellement " exprime le manque de conviction de Chaboud. Sarkozy, le patron de Chaboud, avait, on s'en souvient, usé de la menace supposée d'une attaque du GSPC sur la France pour faire un coup médiatique le 26 septembre dernier. Sur ce plan, le 17 octobre, en visite à la préfecture de police de Paris, Jacques Chirac a infligé une vexation à son ministre de l'Intérieur. " S'il n'y a pas de raison spécifique, il y a une raison permanente de crainte d'attentats. " Sarkozy était prié de remballer son épouvantail nommé GSPC.

wCité comme témoin dans le " rapport Mehlis, " sur l'assassinat de Rafic Hariri, Mohammad Zouhair Al-Siddiq a été arrêté en France. Suite à un mandat d'arrêt international délivré par les autorités libanaises, il a été placé sous contrôle extraditionnel le 16 octobre 2005. Ancien officier des Renseignements syriens, de témoin, il passe au rang de mis en examen.
Lire aussi: Le rapport Mehlis
Renaissance de Samir Geagea

wLe mois d'octobre a été bien gris pour George W. Bush. Il a commencé comme un rappel d'impôt, sur le sang, avec 2000 morts annoncés en Irak.Il a continué, prenant l'air d'un mauvais roman baptisé " Qui a livré le nom de l'agent secret Valérie Plame ? " Réponse un certain Scooter, de son patronyme Libby. Directeur de cabinet de Dick Cheney, le Vice-président, il risque de passer devant la Justice. Voilà même la CIA qui s'en mêle. Selon elle, Cheney, encore lui, et la Maison Blanche voulaient lui faire confectionner de faux rapports sur les armes de destruction massive de Saddam.La revanche a sonné ? Non, mais l'affaiblissement de l'Occident, empêtré dans des conflits inextricables, à cause de la bêtise des têtes creuses de la Maison Blanche. Surtout, ne sauvez pas le soldat Bush...Lire: Les sept erreurs de Bush

w" Ne m'appelez plus jamais armée française, l'esclave parle la langue du maître, "
du vice-amiral Michel Debray...

A Lille, vient d'être inauguré le siège d'un état-major " international " sous commandement français. Du moins est-il ainsi qualifié. Cet organisme, il est vrai, ne compte que 70 étrangers sur 420 personnes. Néanmoins, sacrifiant à la présence de 21 anglophones, apprend-on, la langue de travail sera l'anglais. La même règle est appliquée à Toulon, dans un état-major naval frère de celui de Lille. A Strasbourg, encore, au sein du " Corps européen, " où pourtant les anglophones sont presque inexistants. Dans nos forces armées, les exemples abondent de l'abandon du français pour l'anglais. Nos pilotes militaires et nos officiers de marines ne reçoivent leur brevet qu'à condition d'obtenir un diplôme international dont les épreuves se déroulent en anglais. Dans le superbe " amphi Foch, " à l'École militaire, les accoudoirs disposent d'un dispositif de vote bien étrange dans un pareil endroit. Trois touches sont disponibles, " yes, " " no " ou " abstain. "
Soyons clairs, notre Constitution dit le français langue de la République. En outre, le " Règlement de discipline générale " de notre armée interdit à nos militaires d'exécuter un ordre illégal. Par conséquent, d'user d'une autre langue que le français dans le cadre du service.
Si l'armée française ne défend pas l'identité de la France, en premier lieu sa langue, que représente-t-elle ? Soldats, marins et aviateurs, refusez l'abaissement auquel des chefs indignes condamnent nos armées. C'est un devoir !

**Le vice-amiral Michel Debray, aujourd'hui en deuxième section, a été commandant de l'Aviation embarquée et du groupe des Porte-avions**

wDans le " Figaro Magazine " du 8 octobre 2005, homme de gauche, Marek Halter écrit : " J'avoue, malgré ma sympathie personnelle pour Sharon, je m'étais mis à espérer qu'il perdrait cette bataille-là " contre les opposants à l'évacuation de Gaza. Étonnant. Parce qu'il " sera constamment harcelé par ses extrémistes, explique Marek Halter, et ne pourra pas avancer comme il le souhaite vers une solution négociée du conflit avec les Palestinien." Joué du paradoxe pour présenter Sharon comme un homme de paix, pas mal. Marek Halter est moins habile plus loin. " Contrairement à ce que l'on écrit ici et là, dit-il, Ariel Sharon ne permettra pas la création de nouvelles colonies... " Marek Halter voit la réalité israélo-palestinienne avec les yeux du coeur. Le 18 octobre, " The Guardian, " de Londres, connu pour l'exactitude de ses informations, écrivait : " Les nouvelles constructions sur les colonies juives, pendant le premier quart de cette année, ont augmenté de 83% par rapport à la même période de 2004... Le nombre total des immigrants (juifs dans les colonies) a augmenté de nouveau cette année avec environ 14000 mouvements vers la Cisjordanie, quand 8500 ont été forcés de quitter la bande de Gaza. " Plus loin, l'auteur continuait : " Pour le seul mois de juillet, Israël a pris plus de terre en Cisjordanie qu'il n'en a rendu à Gaza : il a rendu environ 19 miles carrés de territoire pendant qu'il clôturait 23 miles carrés en Cisjordanie autour de Maale Adumim... Le mois dernier, le Premier ministre (Sharon) a affirmé au cours d'un meeting des alliés de son parti, le Likoud, qu'il était important d'étendre les colonies sans attirer l'attention de la communauté internationale. " Il n'est pas utile de parler, a-t-il dit, Nous avons besoin de construire et de construire sans parler... ""
Lire: Palestiniens et Israéliens,la paix est-elle possible?

 

Michel Gurfinkiel insulte la France

wDans l'éditorial du " New York Sun " du 16 septembre 2005, il dit qu'il y " a toujours eu une marque évidente de très forte tradition anti-sémite " dans le " corps diplomatique " français. Gurfinkiel est éditorialiste à " Valeurs Actuelles. " De 1989 à 1997, il a été président du Consistoire de France, organisation religieuse juive créée par Napoléon.

wSous contrôle algérien, les maltraitances infligées aux prisonniers de guerre marocains. Le 18 juillet 1981, dit l'un d'eux, " avec deux autres prisonniers, nous étions tellement affamés que nous avons essayé de voler un peu de nourriture. La punition fut terrible. Nous devions courir en pleine chaleur, il faisait 50° à l'ombre. Des gardes nous poursuivaient en nous donnant des coups de fouets fabriqués avec des câbles métalliques jusqu'à ce que nous tombions... Mes deux camarades sont morts... " Un autre rapporte : " Les mieux portant devaient donner leur sang pour les hôpitaux... Pendant dix ans, nous avons vécu dans une fosse rectangulaire creusée au milieu de la cour à Rabouni. Entassés parfois jusqu'à quarante, exposés été comme hiver à la chaleur, au froid, à la pluie... " Un autre encore : " Je ne sais pas combien j'ai vu de soldats attachés à un arbre, la tête en bas, frappés à coups de manche de pioche, de barre de fer, de pied... jusqu'à ce que mort s'ensuive. " Ces hommes, des soldats marocains, viennent d'être libérés. Certains d'entre eux ont été détenus pendant vingt ans par le Front Polisario, mouvement en guerre contre le Maroc pour obtenir l'indépendance du Sahara Occidental. Ils étaient retenus à Rabouni, à 25 km de Tindouf. En territoire algérien, donc, sous la responsabilité juridique d'Alger. Nul n'en dira rien : l'Algérie fait partie de l'alliance américaine. (Source de l'information, " Le Monde " du 11 octobre 2005)

wUn nouvel hebdomadaire, publié en Turquie et distribué en toute légalité, loue les actions d'Oussama Ben Laden et voue l'Occident aux gémonies. Il s'appelle " Kaide, " en turc cela signifie " Al Qaïda. " Il peut être acheté dans les kiosques. A propos des attentats de Londres, il écrit en titre : " Al Qaïda libère le monde. " Installé dans le quartier de Kasimpasa, au coeur d'Istanbul, " Kaide " est publié par l'organisation IBDA-C (le Front des razzieurs du grand est islamique). IBDA-C est déclaré terroriste et son chef, Saleh Mirzabeyoglu, ou Saleh Izzet Erdis, est en prison, condamné à vie en substitution d'une condamnation à mort. Les membres de la rédaction sont pour beaucoup d'anciens prisonniers condamnés à de longues peines, pour leur appartenance à IBDA-C, et libérés à la suite d'une grâce collective accordée par le gouvernement. Voilà le pays que nos " élites, " et les États-Unis, veulent faire entrer dans l'Europe.

w Le Premier ministre danois poursuivi en justice pour avoir engagé son pays dans la guerre en Irak derrière les Etats-Unis. Vingt-quatre Danois ont porté plainte le 11 octobre 2005 contre le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen. Pour eux, au regard de la Constitution, le Danemark n'étant pas attaqué, ne pouvait entrer en guerre sans une résolution des Nations unies.

wUne église transformée en toilettes publiques au Kosovo. Il s'agit de l'église du Christ Sauveur, restée inachevée en plein coeur de Pristina (capitale du Kosovo). Des liturgies y avaient été célébrées au cours des dernières années. Elle est désormais utilisée comme lieu d'aisance par des populations, venues d'Albanie, qui campent à proximité. Au cours d'émeutes, au mois de mars, les Albanais du Kosovo avaient déjà brûlé l'unique église en fonction à Pristina, Saint Nicolas. L'évêque Artemije avait envoyé une lettre aux autorités d'occupation, la KAFOR, pour demander une protection de l'église du Christ Sauveur. En vain. "

wComme en Algérie lors des catastrophes naturelles, au Pakistan, les islamistes se substituent à l'Etat, dépassé par l'ampleur des conséquences du tremblement de terre du 8 octobre 2005. Quatre jours après l'événement, classé terroriste par les États-Unis, le " Jamaat ud-Daawa " est encore seul à apporter de l'aide dans les villages reculés du Cachemire sous contrôle pakistanais. 750 volontaires de l'organisation sont déjà sur place pour porter les brancards et apporter les blessés aux 25 ambulances. Un hôpital de 80 tentes a été aménagé par les soins de ce mouvement, servi par des médecins et des chirurgiens volontaires. A l'arrière, dans les villes, 4500 personnes collectent des fonds. Parions que les victimes du tremblement de terre s'en souviendront.

wEn Égypte, deux chrétiens dont une religieuse ont été blessés à coups de couteaux à la porte d'une église. Des manifestations musulmanes agitent le pays à la suite de la distribution d'un DVD mettant en scène l'assassinat de prêtres par un converti à l'islam. En général silencieux sur ces drames, nos journaux parlent de celui-ci. Pourquoi ?

Septembre 2005

wPhoto de Ayman Al ZawahiriAyman Al-Zawahiri, numéro deux d'Al Qaïda, revendique les attentats de Londres. Nous voyons là un effet d'annonce, plus qu'une réalité.
Lire aussi:
-Interview d'Ayman Al Zawahiri réalisée par la compagnie Al Sahab, diffusée le 20 septembre 2005
-Message d'Ayman Al Zawahiri et testament de Mohammad Siddiq Khan diffusés le 1er septembre 2005

w Mohammad Atta, le chef des terroriste du 11 septembre 2001, identifié en 1999. C'est ce qu'affirme un membre du Congrès américain, Curt Weldon. Il tient l'information d'un employé du Pentagon chargé de détruire les documents. Deux officiers, le lt colonel Anthony Shaffer et le capitaine de marine Scott Phillpott confirment les propos de Weldon.

w Deux civils tués par les Britanniques le 19 septembre, à Bassorah, dans le sud de l'Irak. Déguisés avec des vêtements locaux, pour effectuer une mission de renseignment,deux soldats de sa Majesté ont été arrêtés par la police. Leur unité, pour les récupérer, a encerclé les locaux de la brigade criminelle. Des affrontements ont éclaté avec la population devenue agressive. Dans le sud chiite, la tension monte entre les Britanniques et les Irakiens, dans une région pourtant jusque-là relativement calme.

wPhotos d'Al Zarqaoui distribuées par les américains" Abou Moussab Al-Zarqaoui est mort. Son nom est utilisé par les occupants pour rester en Irak, " lit-on dans " Le Monde " daté du 17 septembre. Ces propos ont été tenus par le cheikh Jawad Al-Khalessi, un responsable religieux chiite. Il précise : " Je ne pense pas qu'Abou Moussab Al Zarqaoui existe en tant que tel. C'est seulement une invention des occupants pour diviser le peuple car il a été tué dans le nord de l'Irak au début de la guerre alors qu'il se trouvait avec le groupe d'Ansar Al-Islam, dans le Kurdistan. " Nous ne disposons pas d'éléments pour confirmer ou infirmer. Sinon que, selon Abou Mohammad Al Maqdessi, à un moment son maître, Al-Zarqaoui a bien séjourné à cette époque au Kurdistan irakien aux côtés du mouvement Ansar Al-Islam.
Lire aussi:
Lettre ouverte d'Abou Mohammad Al Maqdessi à Abou Moussab Al Zarqaoui
Qui est Al Zarqaoui?

w" Le permis de résidence en France de Maryam Rajavi expire en 2006, " révèle le " New York Times " du 24 septembre 2005. A cette date, que vont faire les Français de la dame d'Auvers ? Elle dirige une organisation déclarée terroriste par les États-Unis et les pays européens, et est en examen sur décision du juge Bruguière. En Irak, la situation n'est pas plus brillante pour son organisation. Iyad Alawi, ancien Premier Ministre, a déclaré lors d'une interview accordée le 22 septembre à la télévision de son pays : " Dans l'Irak moderne, nous ne laisserons personne s'ingérer dans les affaires d'autres pays, ceci inclut l'Iran. En respect de ce principe, les Moujahidine-e-Khalq n'ont le droit de se livrer à aucune activité en Irak... "

wSelon Nicolas Sarkozy, le GSPC serait le Grand Méchant Loup qui menace la France. Il l'avait annoncé le 8 juillet, et le 19 septembre, à l'entendre, faisait interpeller, l'avant-garde de ce groupe infiltrée sur notre sol.
Déjà, dans notre précédent éditorial, nous émettions des doutes. Si le GSPC existe, sous ce nom agissent deux entités. La première, un groupe islamo-terroriste sévit en Algérie. La seconde, nous en avons donné les preuves (voir notre site), est une émanation des services algériens. Ce point a été confirmé par Aït Ahmed, figure de l'opposition algérienne, le 21 septembre à une conférence de presse à Paris. Or, des arrestations ont été programmées par Sarkozy pour correspondre avec son passage le 26 septembre sur France 3. En outre, les " informations " seraient venues des services algériens. Plus grave, lors des attentats de 1995 en France, Safé Bourada, principal suspect, travaillait sous les ordres d'Ali Touchent. Ce dernier, son forfait accompli, s'est " caché " à Alger à côté d'une caserne. En fait, tout donne à penser qu'il travaillait pour les services algériens. Qui manipule qui ? Les coulisses du théâtre d'ombres sont décidemment bien profondes.

w L'affaire de la SNCM attire notre attention. On assiste à la récupération organisée d'un conflit social par des extrémistes régionalistes baptisés " patriotes nationalistes. " Des éléments violents d'extrême gauche s'y associent. Conséquence, à ce jour, nous enregistrons, un tir de roquette contre la préfecture, un policier roué de coups et gravement blessé et des destructions de biens divers, dont une vedette des douanes. Une dérive terroriste s'impose dans notre pays, la violence se substituant au dialogue en raison de la coupure entre le haut et le bas de la société. Craignons l'émergence d'un nouveau front terroriste mêlant deux excès : celui de l'ultra régionalisme allié de l'extrême gauche.

w" Le Pape prié de condamner les destructions de synagogues " à Gaza, interpelle la presse sioniste. Étrange ! Le 9 septembre, le ministre israélien Shaul Mofaz dit: " Il vaut mieux laisser les synagogues aux Palestiniens, que ce soient eux qui les rasent s'ils le veulent. " Un piège dans lequel sont tombés les Palestiniens.

wLes chrétiens d'Israël et des " territoires " palestiniens sont de plus en plus fréquemment victimes d'agressions émanant de juifs et de musulmans, rapporte la presse du Vatican. Le 4 septembre, de jeunes musulmans ont saccagé la ville à majorité chrétienne de Taybeh (nord-est de Ramallah) sous prétexte que l'un de ses habitants avait eu une liaison amoureuse avec une jeune femme musulmane d'un village voisin. Quatorze maisons ont été incendiées et plusieurs voitures détruites. La jeune femme a été assassinée par un membre de sa famille. Au cours de l'incident le plus récent, le 5 septembre, un jeune juif ultra-othodoxe a craché sur les prêtres au cours d'une procession religieuse de grecs orthodoxes. Il a dit que la croix portée par ces membres du clergé lui rappelait les siècles de persécution des juifs.

w" C'est le châtiment de Dieu, " a déclaré le rabbin Ovadia Yosef à propos de la catastrophe causée par l'ouragan Katrina qui s'est abattu sur La Nouvelle Orléans. Il a tenu ses propos sur la chaîne 10 de la télévision israélienne le mercredi 7 septembre. Parlant de George W. Bush, il a dit : " Il a causé l'expulsion " des juifs de Gaza, " c'est sa punition pour ce qu'il a fait contre le Gush Katif (la principale colonie juive de Gaza) et tous ceux qui ont fait cela comme il le leur a ordonné, leur temps viendra aussi... " Agé de 85 ans, Ovadia Yosef est un ancien grand rabbin et actuellement le leader spirituel du mouvement juif ultra-orthodoxe Shas. Parlant des victimes noires de Katrina, il a ajouté : " Ils n'étudient pas la Torah, " et les a qualifiés de " Kushim, " un terme méprisant équivalent du mot " nègre. " (D'après le journal israélien Haaretz du 7 septembre 2005).

wEn Inde, le 3 septembre, l'abbé Matthew Nellickal, vicaire général de Tezpur, a été retrouvé mort, le visage atrocement défiguré. Le 12, le Père Ignatius Bara, a été poignardé par des activistes, fondamentalistes hindous dans l'Etat du Jharkhand. Dans la journée, il avait défendu les droits des groupes tribaux. Ses agresseurs l'atten-daient sur le chemin, quand il rentrait chez lui à motocyclette. Monseigneur Pascal Topno, archevêque de Bhopal, a pour sa part dénoncé " le harcèlement continu " des chrétiens. Il se prononçait à la suite de l'arrestation, pendant plusieurs heures, d'un prêtre, d'une religieuse et d'un séminariste alors qu'ils avaient été menacés par une foule en délire manipulée par des extrémistes hindous.

w" Nous avons le devoir, si nous les combattons (d'autres peuples), de conclure une alliance avec eux pour épargner leurs vies à condition qu'ils fassent la paix avec nous et nous cèdent leurs terres, " lit-on comme recommandation hébraïque dans " Actualité Juive " du 1er septembre.

 POUR COMPRENDRE...

wComme toujours, avec Ariel Sharon " il faudra distinguer deux discours : le premier à destination de l'étranger et le second à usage interne. L'un se résume par l'engagement de Jérusalem à respecter la Feuille de route, un plan de paix international qui prévoit la création d'un État palestinien, l'autre a été défini lors d'une interview accordée par son homme de confiance, Dov Weisglass. A priori, les deux discours sont antinomiques car D. Weisglass a clairement indiqué que le retrait de Gaza visait à " plonger le processus de paix dans le formol. " (Publié dans " Actualité Juive " du 8 septembre 2005).

Israël entre dans une période ambiguë faite de succès avec les Arabes et de difficultés nouvelles.
Ò
Le 11 septembre, le général israélien Doron Almog a été empêché de descendre de l'avion d'El Al à Londres. Une plainte avait été déposée contre lui pour crimes contre l'humanité commis dans les territoires palestiniens. Des mesures de prudence sont imposées par Israël aux officiers généraux voyageant à l'étranger afin d'éviter des arrestations.
Ò Dans le même temps, pour les 13 citoyens arabes israéliens lynchés en octobre 2000, après cinq ans, la Justice estime " impossible d'inculper quiconque personnellement. " Le journal israélien Maariv titre : " 13 morts, zéro coupables. "

 Juillet - Août 2005
 Il faut, pour comprendre, s'interroger.
Quand Nicolas Sarkozy parle, il nous pousse à nous interroger. Par conséquent à comprendre.
Le 13 juillet, il participait à une réunion, tenue à Bruxelles, avec les autres ministres européens de l'Intérieur. Peu après, il donnait une conférence de presse. Là, surprise. Affirmant citer Charles Clarke, son homologue britannique, il dit à propos des kamikazes auteurs des attentats du 7 juillet à Londres : " Il semble qu'une partie de cette équipe ait été sujette à une arrestation partielle... au printemps 2004. " Réaction cinglante de M. Clarke : " Je n'ai même pas parlé de cela à M. Sarkozy... Je ne sais pas d'où il l'a pris. " Nous nous sommes interrogés. Qui donc dit la vérité ? M. Clarke a bien évoqué le sujet devant le cénacle des ministres européens de l'Intérieur. La police britannique, a t'il dit, a interpellé quelque temps, un an plus tôt, les fournisseurs d'explosifs des attentats. Pas leurs exécutants, cependant. Néanmoins, révélant devant la presse une information obtenue dans les coulisses des affaires d'État, Sarkozy se conduisait d'étrange manière. Une autre affaire a retenu notre Sur France 2, le 8 juillet au journal de 20 heures, Sarkozy, lui encore, estimait le GSPC * algérien prêt à attaquer la France. Un ministre de l'Intérieur ne saurait dénoncer à la légère dans une affaire aussi grave. Nouvelle interrogation de notre part. De quel GSPC Sarkozy parle-t-il ? De l'authentique, survivant dans les montagnes d'Algérie de maigres rapines, ou de celui, manipulé par les généraux algériens, qui a enlevé des touristes européens dans le Sahara pour les rendre contre rançon ? ** Au fait, pour ceux qui doutaient de nos propos, dans des articles antérieurs (Interview du Cheikh Zafer al Obeidi et Interview de Didier Julia). Le " Nouvel Observateur " du 4 août confirme les services rendus par Didier Julia, pour obtenir la libération de notre consoeur Florence Aubenas. A lire !
* Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat.
**Voir : " La preuve de la complicité des services algériens... "
" Qui a enlevé les otages du Sahara ? "
" L'Algérie sous contrôle américain... "

wLe numéro trois des Moujahidine-e-Khalq est emprisonné, nous a rapporté l'association Awaa (le 28.08.2005). Mojgan Parsai avait été nommée commandant en chef de l'organisation de Maryam et Massoud Rajavi. Elle dirigeait le camp d'Achraf, en Irak, aujourd'hui sous contrôle américain. Elle a été démise de ses fonctions par Maryam Rajavi pour avoir " transmis des informations aux autorités américaines et cherché à obtenir d'elles l'asile politique... " Lire aussi: Manipulations psychologiques chez les Moujahidine-e-Khalq (MEK)

wLe 25 août, les Israéliens tuaient cinq Palestiniens dans le camp de Tulkarem, en Cisjordanie occupée. Le porte-parole de l'armée israélien-ne a déclaré, rapporte l'AFP : " Nos forces avaient d'abord intimé à ces activistes l'ordre de se rendre, mais ils ont voulu prendre la fuite et ont tiré… Tous ces hommes étaient armés et recherchés… " Le même jour, la télévision Al Jazeera donnait une version différente avec témoignages à l'appui. Pour les témoins, une voiture portant une immatriculation palestinienne est entrée dans le camp et s'est mise à tirer. Deux des victimes, recherchées pour des attaques commises en février et en juillet derniers, appartenaient au Jihad islamique, reconnaissent les Palestiniens. Mais les trois autres, selon eux, sont des adolescents, dont deux de seize ans, qui grignotaient des graines de tournesol devant leurs maisons. Qui croire ?

w" S'il croit que nous essayons de le tuer, je crois que nous devrions y aller et le faire, " a déclaré Pat Robertson à propos du Président vénézuélien Hugo Chavez le 22 août dernier (2005). Cet appel à l'assassinat d'un chef d'État étranger a été fait à partir d'une chaîne de télévision dite " évangéliste " par un pasteur, Pat Robertson, qui bénéficie en outre de la protection du Président George W. Bush. Fondateur de " Christian coalition, " une organisation protestante extrémiste, il règne sur un monde de deux millions de membres et de dix-huit millions de sympathisants. Lire aussi: Face aux deux camps de la guerre
 
w" J'aurais aimé ne jamais avoir participé " à la conférence de Colin Powell. A dit le colonel Lawrence Wilkerson, ancien adjoint de Powell, à propos de l'intervention de ce dernier devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 5 février 2003, quand il prétendait démontrer l'existence d'armes de destruction massive en Irak. Comme on le sait aujourd'hui, ces documents étaient des faux. " Je m'en souviens et je le répète, cela a été le moment le plus bas de ma vie. " En outre Wilkerson le confirme, les informations ont été fournies par la Maison blanche et non par les services.(Source UPI ,19 août 2005)

w17 août 2005, une journée comme une autre en Irak. (Informations reçues à midi GMT).

  • Trois voitures piégées tuent au moins 43 personnes à une station de bus de Bagdad à l'heure d'affluence. Des policiers et du personnel médical sont parmi les victimes, la troisième bombe ayant explosé à l'arrivée des secours.
  • Six soldats irakiens sont tués à Kirkouk, dans la région kurde.
  • Au cours d'une embuscade, cinq policiers irakiens sont tués à Tikrit, ville natale de Saddam Hussein.
  • Un conducteur de camion est tué par des tirs américains à Baiji.
  • Un ingénieur et cinq gardes de sécurité sont kidnappés quand ils réparaient un oléoduc à Taji.
  • La veille, un soldat américain avait été tué par une bombe placée en bord de route à Bagdad.
  • Deux jours plus tôt, un autre soldat avait été tué par des insurgés à Mossoul.(D'après l'agence Reuter).

Lire aussi: Irak: à qui profite le chaos ? Géopolitique de la défaite américaine

w Les désinformations propagées par les Moujahidine-e-Khalq menacent la sécurité des États. Au lendemain des élections iraniennes, une rumeur reprise par la Maison blanche présentait le nouveau Président, Mahmoud Ahmadinejad comme le chef des preneurs d'otages, à l'ambassade américaine, en 1979. Après quelques semaines, les services de George W. Bush démentaient la prétendue information. Un autre " canular " lui succédait. La presse évoquait les propos d'une personne qui " accuse le président élu d'avoir participé au meurtre d'opposants à Vienne en 1989. " La même source affirmait, pour cette raison, une procédure engagée par l'Autriche contre Ahmadinejad. Quelques jours plus tard, les autorités viennoises démentaient. Dans les deux cas, Les Moujahidine-e-Khalq de Maryam et Massoud Rajavi sont les auteurs de ces désinformations. Leurs manoeuvres prennent des proportions. Le 9 août, un certain M. Jafarzadeh du " Strategic Policy Consulting, " un " groupe de réflexion " basé à Washington, déclarait l'Iran détenteur de " 4000 centrifugeuses capables d'enrichir l'uranium " (Source AP). La même information était diffusée par le CNRI *.Or, M. Jafarzadeh est un haut responsable des Moujahidine-e-Khalq, le CNRI comme le " Strategic Policy Consulting, " une structure fantôme dissimulant cette organisation. Il faut replacer cela dans son contexte. Depuis février 2003, en raison de traces découvertes sur du matériel, les inspecteurs de l'AIEA** soupçonnaient l'Iran d'enrichir secrètement de l'uranium, afin de fabriquer une bombe. Or, le 22 août, disculpant Téhéran, l'AIEA concluait à l'origine pakistanaise de cet uranium enrichi. Les accusations des Moujahidine apparaissent bien peu crédibles.

* Conseil National de la Résistance Iranienne.** Agence Internationale de l'Énergie Atomique.

w Encore trois prêtres assassinés en Colombie. Le 15 août 2005, les Pères Vicente Rozo Bayona et Jesus Emilio Mora ont été massacrés dans une embuscade tendue dans la province du Nord de Santander. Le 18 août, à son tour, le Père Jesus Adrian Sanchez, curé de l'agglomération d'El Limon, était exécuté quand il donnait des cours au centre scolaire du village. Le porte-parole de la police colombienne, le colonel José Henao Castano a accusé les FARC (communiste) de ces crimes

w Le 8 août, les bribes d'un rapport émanant des Renseignements généraux étaient publiés par " Le Figaro. " Ce rapport met en garde contre à propos de la dangerosité de réseaux terroristes pakistanais qui seraient infiltrés dans notre pays. Comme en Grande-Bretagne, " La France n'est pas à l'abri de ce genre de groupuscules violents dès lors que sont connus des liens étroits (familiaux, commerciaux ou associatifs) entre la communauté pakistanaise implantée en Grande-Bretagne et de nombreux compatriotes vivant en France. " Les spécialistes se sont étonnés. Sur le terrain ils n'ont rien vu de tel. Si, a priori, il convient de demeurer vigilants, formée de 35 000 à 40 000 personnes, la communauté pakistanaise résidant en France ne représente pas, à leurs yeux, un risque prioritaire. En réalité, ce rapport, bien réel, émane d'une cellule des Renseignements généraux qui souhaitait " attirer l'attention " sur son travail.

wA Téhéran, un juge a été abattu le 2 août 2005, d'une balle dans la tête tirée par un homme à moto. Du nom de Massoud Moqadasi, c'est lui qui, en 2000, avait condamné à six ans de prison Akbar Ganji, l'opposant qui vient de sortir d'une grève de la faim. (A.P.) Dans le même temps, l'Iran accuse les États-Unis et la Grande-Bretagne " d'attiser les tensions ethniques et religieuses dans la région et en Iran pour donner une légitimité à leur présence. " Le 12 juin, six à huit personnes avaient été tuées dans quatre attentats perpétrés dans la région arabophone d'Ahvaz. Cette partie de l'Iran contient de grosses réserves de gaz et de pétrole. Le 19 août, sur " islammemo, " site islamiste toléré par les Américains, un communiqué annonçait la création d'un " Front de libération d'Ahvaz. "

wPlus de 300 étudiants ont été enlevés et retenus pendant plusieurs jours par les rebelles maoïstes au Népal. Le conflit armé, entretenu dans ce pays par les marxistes, a fait environ 12 000 morts depuis 1996. (Source AFP le 2 août 2005)

wUne piste Ho Chi Minh de 278 kilomètres découverte en Colombie. L'armée a trouvé cette route qui traverse le pays du centre vers l'ouest. Elle disposait d'une dizaine de postes de ravitaillement, de bulldozers et de 400 véhicules tout-terrain. Elle était dissimulée par la végétation luxuriante du pays. Un responsable de l'armée a dit : " Il a fallu des années de travail, des centaines d'hommes et des ingé-nieurs du génie pour construire une telle voie. " La route permettait de relier les différents fronts des FARC, la rébellion marxiste qui sévit en Colombie. Elle détient 1600 otages, dont Ingrid Betancourt, et compte 17 000 hommes. Les Américains disposent sur place de près de 1500 hommes, soldats et mercenaires, dépéchés par le Pentagon. (AP)

w" Je jure par Dieu que si Abdallah Azzam était vivant, il serait le premier à se battre contre cette idée " de tuer des civils. Son fils Houthaifa Azzam (Houzaifa Azzam) a fait cette déclaration sur la télévision arabe Al Arabiya le 24 juillet. la veille, les " Brigades du martyr Abdallah Azzam," utilisant le nom de son père, venaient de revendiquer les attentats de Charm el Cheikh (Egypte), cause de la mort de 88 personnes. Abdallah Azzam, un Palestinien, a été le professeur de théologie de Ben Laden en Arabie Saoudite et son mentor jusqu'en Afghanistan pendant l'invasion soviétique. On le considérait comme le chef des militants islamistes arabes combattant en Afghanistan. Le 24 novembre 1989, il a été tué dans un attentat à l'explosif à Peshawar. On n'a jamais identifié les coupables.

Pour en savoir plus sur l'itinéraire de Ben Laden, lire " La Guerre infernale, le montage Ben Laden, " écrit par Alain Chevalérias et publié par les éditions du Rocher. Disponible sur demande au coordinateur .

w" Oussama Ben Laden n'a pas besoin de gagner. Il n'a qu'à nous saigner jusqu'à la mort, " a dit Michael Scheuer, ancien officier de la CIA et spécialiste du contre-terrorisme. Le Centre " for Strategic and Budgetary Assessments*, " un " think tank " basé à Washington, estime que le coût de la guerre en Irak dépassera 700 milliards de dollars. Contre 600 milliards au Vietnam et 430 milliards en Corée. Le Sénateur républicain Chuck Hagel a qualifié de " dangereusement irresponsable " le financement de la guerre d'Irak avec le déficit.

  • (D'après le " San Franscisco Chronicle " du 17 juillet 2005).
  • * " Centre stratégique d'évaluations budgétaires. "

Lire: L'Amérique dans le marigot terroriste

wLa preuve de la complicité des services algériens dans la prise de touristes en otages en février 2003, dans le Sahara. Le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) en était l'auteur. Son chef, Abderrezak el Para, de son vrai nom Amari Saïfi, a servi dans l'armée algérienne et obtenu des galons d'officier. Fin octobre 2004, il a été capturé au Tchad et remis aux autorités algériennes. Séjournant depuis à la caserne de Blida, convoqué le 25 juin par le tribunal criminel d'Alger pour être jugé, les militaires ne l'ont pas livré. Ubuesque si l'Algérie était un État de droit : Saïfi a été condamné à la réclusion à vie par contumace quand il coule des jours tranquilles sous la protection de l'armée. Lire aussi : Qui a enlevé les otages du Sahara?

wOn ne parle plus que de ça. Sharon serait devenu le champion de l'indépendance des Palestiniens. Pensez donc, il leur donne la terre qui leur appartient. Un morceau du moins. Gaza. Mieux il leur fait des frontières protégées : trois barrières de sécurité, des murs, des chemins de ronde, des barbelés et des miradors. Avec la mer à côté, un véritable camp... de vacances. Avant de partir, il fait casser les habitations des colons. Simple précaution pour éviter aux Palestiniens de prendre goût au confort. En tout cas, ils ne manqueront pas de chaleur humaine. Sur 378 km2, ils sont 1 300 000 âmes. 3439 habitants au km2 contre 305 en Israël. Et puis, soyez-en sûrs, bientôt les Palestiniens de Cisjordanie rejoindront leurs frères de Gaza. Sur le sable, ils trouveront bien une place pour leur serviette de bain.

wNouvel éditorialiste du Figaro Magazine, Michel Schifres pleure sur le sort des colons partis de Gaza. " Est-il si difficile, écrit-il, d'avoir de la compassion pour ceux qui doivent quitter une terre devenue leur par leur travail, leur souffrance et leur fierté ? " Pas un mot par contre sur les Palestiniens chassés de leur terre et de leurs maisons par les Sionistes. De la sensibilité à géométrie variable.

wApprouvé le 10 juillet 2005 par le gouvernement israélien, le tracé du mur de séparation va couper 55 000 Palestiniens de leur ville, Jérusalem, et des structures administratives dont ils bénéficiaient. Ehud Olmert, vice-Premier ministre, a estimé que la " construction pourrait être achevée le 1er septembre. " 3500 élèves palestiniens devront franchir chaque jour les contrôles de sécurité. Néanmoins, si le mur exclut un grand nombre de Palestiniens, il inclura des quartiers de colonisation juive et des colonies sionistes comme Maale Adoumim avec 30 000 habitants. (AFP) Lire aussi: "Le mur de Sharon"

w LE MAUVAIS CALCUL DES ETATS-UNIS

Coopération militaire Iran-Irak
Le 7 juillet 2005, les autorités iraniennes ont conclu un accord de coopération militaire avec le gouvernement irakien. Les signataires ont déclaré vouloir coordonner leurs efforts pour " lutter contre le terrorisme. "
Les Iraniens aideront l'Irak à entraîner ses forces armées. Le ministre irakien de la Défense, Sadun Al-Dulaymi, et celui de la Logistique des forces armées, Ali Shamkhani, ont signé cette entente. Al-Dulaymi a précisé : " Personne ne peut nous empêcher de conclure un accord… " Cette signature entre les deux États, implique aussi que l'Irak n'autorisera pas l'utilisation de son territoire comme base d'une attaque contre l'Iran.

Résultat de la deuxième guerre du Golfe, conduite par les États-Unis contre l'Irak au printemps 2003, ces derniers voient leurs plans remis en question dans la région. Ils voulaient isoler l'Iran, considéré comme un " État voyou. " Mais, l'insécurité engendrée par leur attaque et leur impuissance face à la rébellion provoquent le rapprochement des chiites d'Irak, majoritaires dans ce pays, avec l'Iran. Le contraire des souhaits de Washington. Pour un plan d'endiguement de l'Iran, Saddam était finalement le meilleur allié de l'Amérique (D'après Radio Free Europe du 7 juillet).

Interrogeant nos contacts, nous avons eu confirmation de l'appartenance d'Al-Dulaymi à la communauté sunnite. Nous pouvons aussi affirmer de plusieurs sources qu'il collabore étroitement avec la CIA. En d'autres termes, les accords signés entre l'Irak et l'Iran ne peuvent l'avoir été sans l'accord des États-Unis. Ainsi, prenant conscience de son embourbement en Irak, Washington s'adresse indirectement à un adversaire déclaré pour ramener un semblant d'ordre dans la région. Comique ! (Sources Centre de Recherches sur le Terrorisme depuis le 11 Septembre 2001)

wUne journaliste française de RMC refoulée à la frontière israélienne. Le 3 juillet 2005, Houda Ibrahim, journaliste de nationalité française, s'est vue interdire l'entrée en Israël à la frontière jordanienne. Les Israéliens lui reprocheraient d'avoir empêché un journaliste israélien de filmer un incident survenu le 6 juin au CAPE, entre un membre du Hezbollah et des représentants de la presse israélienne.(Ambassade de France en Israël).

wLe prince Turki Al Fayçal, fils du défunt roi Fayçal, va remplacer le prince Bandar Ben Sultan comme ambassadeur d'Arabie Saoudite aux États-Unis. Turki Al Fayçal est actuellement ambassadeur de son pays à Londres. Ancien chef des services secrets, il avait quitté cette fonction un mois avant les attaques du 11 septembre 2001. Il avait rencontré plusieurs fois Ben Laden avant ces événements et l'avait envoyé en mission au Pakistan et en Afghanistan dans les années 80. Lire: Arabie Saoudite: Retour de flamme

wUne historienne égyptienne affirme que Jean-Paul II avait mis au point un plan sur cinq ans pour éradiquer l'Islam. Zaynab Abd El Aziz a tenu ces propos paranoïaques sur la télévision saoudienne Iqra TV le 26 mai dernier.

wS'ouvrant le 11 juillet 2005, se sont déroulées les " 17ème Maccabiades. " Pastiche des Jeux Olympiques, cette rencontre sportive s'adresse aux seuls juifs. Sous un article célébrant l'événement, " Actualité juive " du 7 juillet dernier publiait dans un bandeau : " Pour assurer notre existence dans notre foyer ancestral, nous avons besoin de puissance physique. " Cela sonne étrangement.

wSeulement 38% des Américains approuvent la méthode employée par George W. Bush en Irak. Selon un sondage rapporté par " Voice of America " le 5 août 2005.

wPour les Américains, un chien vaut-il plus qu'un Irakien ? Aux États-Unis, le 8 août 2005, coupable d'avoir tué le chien de sa femme, Richard Faircloth a été condamné à la prison pour un maximum de trois ans. Quelques jours plus tôt, le caporal Dustin Berg a été condamné à 18 mois de détention pour l'assassinat de sang froid d'un policier irakien. Le capitaine Rogelio Maynulet a tué un blessé de guerre désarmé devant une caméra de télévision pendant les combats de Fallujah (Irak). Le 1er avril, lui n'avait pas été condamné... " faute de preuves. "

wQUE CACHE LE COUP D'ÉTAT EN MAURITANIE ?

Le 3 août 2005, le colonel Ely Ould Mohammad Vall prend le pouvoir en Mauritanie. Patron des services de renseignement, il s'offre le luxe d'un coup d'État sans verser de sang.

Jusque-là numéro deux de l'État, Le colonel Vall apparaît comme une énigme. Pour les uns, formés chez nous dans " les enfants de troupe, " il est profrançais. Pour les autres, il serait favorable aux États-Unis.

Il faudra juger sur pièces. En attendant, on sent le destin peser bien lourd sur l'un des plus pauvres pays du monde, peuplé de moins de trois millions d'habitants.

  • A partir de l'année prochaine, la Mauritanie va produire 75 000 barils jour de pétrole. Halliburton, " la " compagnie du vice-Président américain, Dick Cheney, s'y intéresse. Total, pour les Français, aussi.
  • Le 4 juin, un commando du GSPC attaquait une poste militaire mauritanien. Or l'on sait ce groupe islamiste manipulé par les autorités algériennes. Par hasard, cette agression intervenait quelques jours avant les grandes manoeuvres " anti-terroristes " organisées par Washington dans le Sahel.
  • Enfin, la Mauritanie est l'un des seuls pays de la Ligue arabe à entretenir des relations diplomatiques avec Israël. A cela une raison : l'ancien Président, Maaouya Ould Taya, a accepté d'enterrer les déchets nucléaires d'Israël sur son territoire en échange d'une épaisse enveloppe de dollars.

Autant de raisons pour aiguiser l'appétit ou susciter la colère. Résultat, trois tentatives de coups d'État depuis 2004. Le colonel Vall, aurait-il pour mission de sauver un bateau menaçant de couler avec les intérêts israélo-américains ? A suivre.
Lire aussi: Nouvel acte du théâtre d'ombre en Mauritanie

 PREMIER
SOLDAT ISRAÉLIEN EMPRISONNÉ POUR LA MORT D'UN CIVIL

wUne première, un sous-officier israélien emprisonné pour la mort d'un non-combattant.
Le sergent Idier Wahid Taysir a été condamné à huit ans de prison pour avoir tué Tom Hurndall, un militant pacifiste britannique, en avril 2003. Hurndall avait 21 ans. Il a été touché à la tête par une balle de tireur d'élite, alors qu'il essayait de mettre à l'abri des tirs des enfants palestiniens. Tombé dans le coma, il est mort après neuf mois d'agonie. Cette condamnation, d'un caractère exceptionnel, a été prononcée grâce à l'acharnement de la mère, étrangère, de la victime. Elle a abandonné son emploi pour se consacrer à plein temps à l'affaire de son fils. Pour justifier cette " bavure, " les Israéliens, contre toutes évidences, sont allés jusqu'à accuser Hurndall de porter une tenue camouflée et une arme, quand Taysir l'a abattu. Ce qui est faux. En réalité, il était vêtu d'une tenue orange fluo destinée à le signaler à distance.L'avocat défendant le sergent israélien a été jusqu'à accuser les médecins britanniques chargés de soigner la victime d'avoir tué celle-ci, et non la balle du tireur d'élite. Ce premier soldat israélien condamné, remarque-t-on aussi, n'est pas juif. Appartenant à la communauté bédouine, musulman il est qualifié d'Arabe Israélien. Il servait comme volontaire dans l'armée israélienne.

wLe Pakistan a testé un missile de croisière d'une portée de 500 kilomètres le 11 août. Les États-Unis n'ont pas réagi. Le Pakistan et l'Inde possèdent la bombe atomique et améliorent la portée de leurs vecteurs. La pression exercée sur l'Iran pour son programme nucléaire civil en apparaît de plus en plus décalée.

wLe 2 juin, la police indienne a découvert le corps décomposé du pasteur protestant Isaac Raju. Il avait été mis dans un sac et jeté dans un canal des faubourgs d'Hyderabadad, à l'est de l'Inde. Il avait disparu depuis le 25 mai. Quelques jours auparavant, le corps d'un prédicateur protestant de 28 ans, portant le nom de Daniel, avait été retrouvé dans les mêmes conditions. Le fils du pasteur Raju, Satya Prasad, accuse du meurtre de son père un " Forum anti-chrétien, " groupe extrémiste qui serait lié à des intégristes hindouistes.

wLe 16 juillet, une église catholique d'Anuradhapura, au centre du Sri Lanka, a été pillée et incendiée par un groupe d'hommes masqués. Les premiers éléments de l'enquête conduisent les soupçons sur des extrémistes bouddhistes acteurs d'actes de violence contre les chrétiens du pays.

wGeorge W. Bush veut faire lever l'interdiction pour l'Inde d'accéder à la technologie nucléaire à usage civil. Il a invité le Congrès à annuler les sanctions, décrétées dans ce domaine par le législatif américain, en raison des essais nucléaires militaires effectués par les Indiens. Deux raisons à cela. D'une part, Washington inclut l'Inde dans son dispositif d'endiguement des pays musulmans. D'autre part, l'Oncle Sam veut décourager l'Inde d'acheter son gaz à l'Iran. Il ne parviendra qu'à donner une raison supplémentaire à ce pays de s'équiper en nucléaire. (AFP)

 

 Juin 2005

 wTentative de lynchage d'un jeune Palestinien par des colons dans la bande de Gaza. Des colons avaient écrit sur un mur " Mohamed est un porc. " Des affrontements ont alors éclaté entre des habitants arabes du village et de jeunes juifs. Dans la bagarre, un adolescent palestinien de seize ans est tombé au milieu d'un groupe de colons. Ils le frappaient violemment et lui jetaient " des blocs de pierre à bout portant, " rapporte la presse israélienne selon la revue de presse de l'ambassade de France en Israël. Malgré les jets de pierres, un soldat israélien a tenté d'intervenir. Ce sont finalement des journalistes israéliens présents sur place qui ont réussi à dégager le jeune Palestinien. 

wOnze corps, supposés dépouilles de Serbes, on été exhumés à Malisevo, dans le Kosovo. Certains ont les mains liées dans le dos, signe d'une exécution. Selon les enquêteurs ce serait des dépouilles de Serbes enlevés par les rebelles albanais dans la ville de Orahovac en juillet 1998.

N.B. : Nous étions en reportage en juillet 1998 au Kosovo. Nous avons visité la ville de Orahovac après sa reprise par les forces de police. Le personnel serbe de l'hôpital avait été enlevé par les Albanais. Aucune trace de violence n'était visible sur place. Ces gens n'étaient pas des combattants. Ils sont morts. Tués de sang froid. Alors que l'Occident déplorait le sort des victimes albanaises, il se révélait insensible aux assassinats perpétrés contre les Serbes. Début août, de retour en France, nous avons entendu Jacques Chirac dire à la télévision : " Il y a un génocide au Kosovo... " On comptait alors 400 morts en deux ans : 200 Albanais et 200 Serbes.

w L'héroïne afghane transite par l'Irak. Hamid Ghodse, président de l'OICS (organe de contrôle), a dit : Cela " est rendu possible par la situation intérieure en Irak... "

w" Les Palestiniens ont reçu une leçon de dressage durant ces quatre dernières années, " a déclaré Avi Dichter, chef sortant du Shin Beth, l'un des services de renseignement israélien *. A traiter des êtres humains comme des animaux, on en fait des bêtes furieuses.* Revue de la presse israélienne du 10 juin 2005

wLe président du CRIF, Roger Cukierman, a reçu un représentant des Moujahidine-e-Khalq. L'affaire s'est passée le 8 avril dernier. Nous n'en avons été informés que début juin, certaines informations ne circulant qu'avec difficulté. Cukierman a rencontré Mohammad Mohadessin, membre de l'organisation de Maryam Rajavi car elle " mène un combat contre les Mollahs d'Iran, " a-t-il déclaré. Seul problème, les Moujahidine-e-Khalq sont classés organisation terroriste par l'Europe et les États-Unis. En outre, au mois de mai, " Human Rights Watch, " organisation défendant les droits de l'Homme, a publié un rapport révélant les maltraitances infligées aux membres * des Moujahidine, le mouvement de Maryam Rajavi. On se souvient qu'en juin 2003, lors de l'arrestation de celle-ci, plusieurs personnes s'étaient immolées par le feu pour exiger sa libération. Dans la tradition des sectes, ces suicides ont été ordonnés par les responsables de l'organisation.

*Le rapport entier :"Sortie Interdite, Violation des Droits Humain par le OMPI" en pdf au: hrw.org/backgrounder/mena/iran0505/iran0505fr.pdf

 Mai 2005

wLe 28 mai, deux attentats à l'explosif ont fait 20 morts et 40 blessés sur l'île de Sulawesi en Indonésie. L'île est à majorité chrétienne et partiellement habitée par des musulmans. Les deux bombes ont explosé dans une rue commerçante de la ville chrétienne de Tentena. Une troisième a été découverte dans une église.

wInde: Fin mai, la démolition de 109 maisons de chrétiens a été approuvée par l'administration de l'Etat d'Orissa à la demande du RSS, un mouvement extrémiste hindouiste.

wAbou Faraj Al-Libi n'est pas un lieutenant de Ben Laden. Son arrestation a été annoncée le 4 mai par les Pakistanais. Il ne figurait pas sur l'organigramme d'Al Qaïda mais dirigeait cependant un mouvement en relation avec la structure de Ben Laden.


w
Des Iraniens auraient été recrutés par Al Qaïda pour exécuter des opérations en Iran
. Nous avions déjà reçu cette indication d'un informateur proche des islamistes au Pakistan. Une source iranienne dit la même chose.

lire aussi:"Communiqué du Prince Ali Pahlavi"
Communiqué de l'association "Iran Peyvand"

wUn sommet arabe et sud-américain provoque le mécontentement d'Israël. Se déroulant les 10 et 11 mai à Brasilia, il reconnaissait " le droit des peuples à résister à l'occupation étrangère. " Madame Tzipora Rimon, ambassadeur d'Israël au Brésil, a considéré ces mots "comme ouvrant la possibilité à des groupes terroristes de (les) utiliser pour leurs activités. " Les Arabes et les Sud-Américains avaient pourtant pris la précaution d'inscrire ce droit dans le cadre des " principes de la légalité internationale et en conformité avec le droit humanitaire.... "

wLe terrorisme d'inspiration marxiste n'est pas mort. L'émission de la BBC, intitulée " Nepal's Maoists, " de Charles Haviland, évoque les attentats contre les écoles de cette organisation communiste. Un cadre maoïste explique au journaliste : " Si nous provoquons la fermeture des écoles, la population critiquera les autorités pour cela... " Le 6 juin dernier, une mine de la guérilla maoïste tuait 36 passagers d'un bus. Lire:La Terreur marxiste au Népal

wLA PROVOCATION DE BOUTEFLIKA On se souvient des courageux propos d'Hubert Colin de Verdière, notre ambassadeur en Algérie, le 27 février 2005 à l'université de Sétif *. Pour l'anniversaire, des événements de Sétif, du 8 mai 1945, à la conciliation, Abdelaziz Bouteflika a préféré l'insulte. Il a fait lire à Mohamed Chérif Abbas, son ministre des dits " Moudjahidine, " un texte où " l'ennemi (français), dit-il, ayant perfectionné ses moyens de torture, d'extermination et de destruction, fit de l'Algérie un gigantesque camp de la mort et de la torture ceint de fils de fer barbelés et de champs de mines.... L'occupation a... adopté la voie de l'extermination et du génocide... " Ce déluge de haine, ce mépris de la part féconde de la colonisation allaient atteindre un sommet. " Toutes les données historiques et les témoignages vivants affirment le caractère pacifique des revendications et de la célébration de l'évènement, " par les musulmans le 8 mai 1945, affirme Bouteflika. Il oublie, quelques heures plus tôt, le massacre de 109 Européens par la populace. La répression fut excessive, mais elle avait une cause. Encore n'est-ce pas tout. Car si Bouteflika sait évoquer, en les exagérant, les torts de la France, il gomme ceux de l'État-FLN : les attentats commis contre des civils pendant la guerre d'indépendance, la terreur exercée contre les " Pieds-Noirs " pour les chasser de leur pays en 1962, enfin le massacre de dizaines de milliers de Harkis. De cela, lui et son parti devraient rendre compte devant l'Histoire. Lire: Le 5 juillet 1962 à Oran

wUn expert des Nations unies dénonce les " tortures " pratiquées par l'armée américaine en Afghanistan. " Il s'agit notamment de sévices sexuels, de passages à tabac, d'actes de tortures et d'utilisation de la force ayant entraîné la mort, " écrit Cherif Bassiouni dans son rapport remis à l'organisation internationale. Il évoque les cas : " De dénuements forcés (de prisonnier)… de privation de sommeil et de nourriture, d'obligation de rester accroupi ou debout dans des postures douloureuses pendant des périodes prolongées."

wCréation de la première université israélienne dans les territoires palestiniens occupés. Par un vote du gouvernement d'Ariel Sharon de 13 voix pour contre 7, Israël a décidé de transformer en université un collège installé dans la colonie d' " Ariel. " Bizarre pour une puissance occupante supposée quitter les lieux.

wAssif Ali Zardari, mari de l'ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, a été arrêté le 16 avril 2005 à son retour au pays. Libéré en novembre dernier après huit ans d'incarcération pour corruption, selon ses propos il rentrait au Pakistan pour lancer un mouvement " pour la démocratie. " Le gouvernement de la province a déclaré avoir décidé de son assignation à résidence pour " empêcher M. Zardari d'organiser une manifestation qui aurait troublé l'ordre public. " La démocratie sous contrôle américain.
Lire: Interview du Général Hamid Gul

wDeux Américains arrêtés en Malaisie pour distribution de matériel religieux chrétien. Ricky Rupert et Zachary Harris sont accusés d'avoir tenté de convertir des musulmans au christianisme, un délit en Malaisie. Certes, le Premier ministre, Abdullah Ahmad Badawi a autorisé la vente de la Bible traduite en malais, mais elle doit porter sur la couverture l'indication " pas pour les musulmans. " En outre, sa distribution n'est autorisée que dans les églises et les librairies chrétiennes. La Malaisie compte 60% de musulmans.

w On a compté 70 attentats et 400 morts civils en Irak pendant la première quinzaine du mois de mai 2005. Cette recrudescence des attaques coïncide avec la nomination du nouveau gouvernement.
Lire: Un monde plus sûr?

wLes conditions de vie des Irakiens n'ont cessé de régresser depuis mars 2003, affirme un rapport des Nations unies et du gouvernement irakien daté du 12 mai 2005. Le chômage atteint 33,4% chez les jeunes et 37,2% chez les diplômés. 23% des enfants souffrent de malnutrition et 46% des foyers n'ont pas accès à l'eau potable, contre 25% il y a vingt ans, sous Saddam Hussein. Le revenu moyen par habitant est de 144 dollars, contre 255 avant l'attaque des alliés anglo-saxons.

 

 Avril 2005

wKhaled al Masri sur NBCInnocent des accusations portées contre lui, un citoyen allemand, Khaled el-Masri, a été détenu six mois en Afghanistan par les forces américaines, rapporte NBC News. La CIA le soupçonnait d'appartenir aux réseaux de Ben Laden et d'utiliser un faux passeport. Arrêté à Skopje (Macédoine) où il passait des vacances, il avait été livré par les autorités et transféré en Afghanistan. Le général Jeffrey Smith, un responsable de la CIA a déclaré cette détention violant "les principes de base des Etats-Unis."(21 avril 2005)

wDéclaré " soutien au terrorisme, " le Soudan a changé de bord depuis mai 2003, selon le journal britannique le " Guardian " du 30 avril. Depuis cette date, les services américains entretiennent des relations suivies avec ceux du Soudan. Le chef de ces derniers, Salah Abdallah Gosh, s'est rendu aux États-Unis à la fin d'avril dernier. Il fait pourtant partie des 51 officiels soudanais accusés de violation des droits de l'homme.

wLE SOUDAN DANS L'INCERTITUDE "Fatima, 15 ans, a été violée le même jour par huit Janjawid*. Elle est enceinte de sept mois. Appliquant la loi, la police l'arrête pour fornication puisqu'elle est enceinte sans être mariée… Elle a été condamnée à la flagellation ou à payer une amende exorbitante pour ses modestes moyens… "**
Dans la seule banlieue de Khartoum nommée Ryad, où elles ont trouvé refuge, des enfants ainsi violées donnent naissance chaque semaine à une dizaine de bébés. Certes, le 9 janvier 2005, des accords de paix ont été signés entre le gouvernement et le MLPS (Mouvement de Libération du Peuple Soudanais), principal parti représentant le Sud en partie christianisé et en en lutte contre le pouvoir central. Le MPLS est en outre allié avec les rebelles du Darfour. Néanmoins, d'une part les islamistes dominent le gouvernement soudanais. D'autre part, ils ont placé l'État et le gouvernement sous l'autorité d'un parti unique, le leur. Enfin, si la formation d'un comité constitutionnel est prévue pour élaborer une Constitution, le régime tient fermement au maintien de la charia, la loi islamique.Avec la difficile conciliation de vues entre un gouvernement islamiste et une région où la majorité est non musulmane, d'une part, d'autre part en raison des violences causant directement ou indirectement une dizaine de milliers de morts par mois dans le Darfour, on comprend la situation encore loin d'être stabilisée au Soudan.

* Les Janjawid sont des milices pro-gouvernementales qui sévissent dans l'ouest du Soudan.
** Vigilance Soudan,publication créée en 1992 par le père Hubert Barbier, 31 rue Friand 75014 Paris,
www.vigilsd.org

 wAu mois d'avril 2005, par décision d'un tribunal local, en Afghanistan, une femme a été lapidée à mort à Faizabad pour adultère. Deux étudiants ont pour leur part été exclus de l'université d'Hérat pour blasphème. On s'étonne de voir les méthodes des Taliban appliquées sous autorité américaine. 

wDans la nuit du 31 mars au 1er avril, trois attentats, dont deux à l'explosif, ont éclaté contre les services régionaux et départementaux de l'Agriculture à Montpellier, Carcassone et Nîmes, causant des dommages matériels importants. " Ce comportement de violence irresponsable est inacceptable et sera poursuivi avec la plus grande rigueur, " a déclaré le ministère de l'Agriculture. Les pressions économiques exercées sur certaines catégories socioprofessionnelles, comme les agriculteurs, suscitent de plus en plus de désespoir et de colère au risque d'engendrer une nouvelle vague terroriste, estiment les experts.

 wDriss Basri, ancien ministre de Hassan II poursuit la publication " Maroc Hebdo " en France pour diffamation. Le journaliste a écrit : " des hommes à lui (Basri) " ont mis en place " le système Basri " de détournement de fonds publics de type mafieux, au préjudice des plus défavorisés. Rendu le 22 avril 2005 par la 17ème chambre du Tribunal de Paris, le jugement déclare ces propos " sans conteste de nature à porter atteinte à l'honneur et à la considération de la partie civile. " La cour a néanmoins décidé de " retenir le bénéfice de la bonne foi au profit des prévenus qui seront, en conséquence, renvoyés des fins de la poursuite. " Conclusion, la diffamation devient un délit " légal " et donc non condamnable.

  Mars 2005

wAccusé de conspiration criminelle, Abou Bakar Baashir, responsable religieux musulman indonésien, a été condamné le 3 mars à 30 mois de prison par un tribunal de Jakartaa. Une vétille quand on pense aux faits reprochés. Selon le tribunal, il ne se serait pas opposé " à la sinistre conspiration qui a conduit à la mort d'autrui. " Une manière d'évoquer l'attentat, perpétré par des extrémistes musulmans, qui a fait 202 morts, pour la plupart Australiens, à Bali en octobre 2002. On sent la volonté politique d'épargner un homme de 66 ans, prédicateur adulé mais admirateur inconditionnel de Ben Laden. Il existe dans trop de pays musulmans une lourdeur culturelle empêchant d'attaquer le terrorisme islamique à sa source : dans l'idéologie générée par une lecture littérale du Coran.

wETA: Euskadi ta AskatasunaLe 29 mars, dans une grotte, à St Jean-du-Pin (Cévennes), la police a découvert un arsenal d'armes et d'explosifs " destiné à commettre plusieurs attentats. " Deux pistes sont privilégiées : le grand banditisme et la filière basque de l'ETA. La seconde nous semble plus crédible. Installant leurs caches en dehors des Pyrénées-Atlantiques, où ils sont surveillés, les militants basques extrémistes se sont repliés sur le Languedoc-Roussillon. Ils y bénéficient d'un discret soutien logistique auprès des groupes d'extrême gauche implantés dans le massif du Larzac.

wUne conférence internationale organisée par Interpol sous le titre " Prévenir le bioterrorisme, " s'est tenue à Lyon les 1er et 2 mars. 500 délégués de 155 pays y participaient. Des fonds privés, de la Sloan Foundation et de Microsoft ont financé l'opération. " En France, nous savons que certains groupes ont tenté d'accéder à des agents chimiques, " a déclaré Dominique de Villepin. Il a suggéré de créer une base de données commune à tous les pays membres d'Interpol pour enregistrer les personnes ayant tenté de s'approprier des agents biologiques sensibles.

Lire aussi: E. Naraghi:"L'islam, la violence et le terrorisme" au colloque d'Ankara, Turquie 12-16 avril 2005

wA l'occasion de l'anniversaire de l'attentat du 11 mars 2004 à Madrid, une conférence a été organisée dans cette ville sur le thème " Terrorisme et démocratie. " Abdel Moneim Said Aly, directeur du Centre d'études politiques et stratégiques Al Ahram du Caire a appelé à " ne pas confondre résistance et terrorisme. " Quant à Terje Rod-Larsen, l'un des artisans des accords d'Oslo en 1993, il a précisé : " Les mesures militaires contre le terrorisme ne permettront pas à elles seules d'y mettre fin. " Ancien ministre israélien des Affaires étrangères, Schlomo Ben-Ami a dit : " La démocratie en soi ne garantit pas que les choses vont être faciles. Les démocraties ont également leurs problèmes et, si on ne règle pas le problème politique, on ne règle pas l'essentiel. "

wFanion des Moujahidine du peuple d'IranQassem Rajavi, le frère de Massoud Rajavi, leader des Moujahidine du Peuple (MEK), travaillait pour les services du Shah d'Iran. Tout le monde s'étonnait, arrêté en 1971 par la SAVAK, Rajavi était le seul responsable de l'organisation à avoir échappé à la peine capitale. Qassem, à l'époque, vivait à Genève. Parviz Khonsari, ambassadeur exceptionnel, était chargé de pénétrer les milieux journalistiques et politiques européens pour les amener à soutenir le régime impérial. Il a contacté Qassem et l'a convaincu de travailler pour les services du Shah en échange de la vie de son frère. Qassem a été loyal jusqu'à la fin. Quant à l'ambassadeur Khonsari, à la chute du régime, il a utilisé les fonds secrets dont il disposait pour héberger et entretenir des officiers de l'armée impériale chassés de leur pays par la Révolution.
Lire aussi:Interview d'Ibrahim Khodabandeh,l'argent noir de Rajavi

 wLe général John Abizaid, chef du commandement central américain (CENTCOM) a déclaré que le " pourcentage de combattants étrangers semble avoir augmenté ces derniers temps, " en Irak. La résistance serait, selon lui, " capable de maintenir un niveau de violence de 50 à 60 attaques par jour. "

wDans l'article:PALESTINIENS et ISRAELIENS,LA PAIX EST-ELLE POSSIBLE?: Jean Isnard s'interrogeait sur les chances de la paix entre Palestiniens et Israéliens. " C'est toujours au plus fort de faire la démonstration de sa sincérité, " concluait-il. Mais le plus fort semble, derechef, répondre avec "sa" raison, et non avec "la" Raison. Le 20 mars, le gouvernement israélien approuvait la construction de 3500 nouveaux logements en Cisjordanie à Ariel, Maalé Adoumim et Goush Etzion. Sur un territoire reconnu internationalement comme palestinien donc. Les 22 et 23 mars, une nouvelle fois, le sommet des États arabes, réuni à Alger, reconnaissait Israël dans les " frontières de 1967, " et demandait la terre contre la paix. Israël rejetait l'offre. Un haut responsable l'estimait " en retard. " Un autre disait : " Ils n'ont rien compris... " Le 9 avril, trois adolescents palestiniens étaient tués par l'armée israélienne. Ils jouaient au football dans une zone interdite par les Israéliens. En réponse, des tirs de mortiers touchaient des colonies juives. Et si c'était les Israéliens qui n'avaient rien compris ?

w" L'Union européenne a fait notre union politique. Fera-t-elle notre union contre le terrorisme ? "Ces mots, fleurissant sur un encart publié dans Le Figaro du 8 avril, étaient signés par la très anonyme Esag Foundation. Ils paraissent anodins, tant ils sont simplistes. Ils fonctionnent pourtant comme un message subliminal, laissant entendre l'Union européenne inactive face au terrorisme. Rien de plus faux on le sait. Cet encart s'inscrit dans une campagne de presse commencée il y a plus d'un an dans toute la presse européenne, débordant jusqu'en Russie et en Turquie. L'inspirateur en est Norman Val, un publicitaire new-yorkais de 74 ans. Dans les années 50, il servait en Allemagne dans le contre-espionnage militaire américain en tant que spécialiste de la lutte anti-subversive. Le coût de cette campagne s'estime à plusieurs millions d'euros. La question se pose : qui paye ? Pourquoi, vous avez compris : " on " cherche à susciter la paranoïa des Européens afin de les pousser à adhérer à la politique va-t'en guerre de Washington.

  Février 2005

wEl Para, photo été 2004Abderrazak el-Para, accusé du kidnapping de plusieurs dizaines de touristes européens, est retenu dans la caserne de Blida en Algérie. D'après nos sources, il y serait libre de ses mouvements.Etrange affaire! Cet officier algérien, entraîné à Fort Bragg (USA) a déserté en 1997 pour rejoindre le GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédiction et le Combat) qui tient le maquis. Il s'était emparé de 32 otages, pour la plupart allemands, au début de l'année 2003. Intercepté par un groupe de rebelles tchadiens, il a été livré à l'Algérie le 28 octobre 2004. Abderrazak el-Para devrait passer devant les tribunaux. L'inaction de ceux-ci, ajoutée à la rumeur de sa résidence privilégiée dans un camp de l'armée, inspire des soupçons.(février 2005)

wLe 10 février, les Moujahidine-e-Khalq de Maryam Rajavi voulaient organiser une manifestation à Paris. Les autorités françaises ne leur ont pas accordé d'autorisation en dépit des pressions de 250 parlementaires européens.

wMassoud et Maryam RajaviMaryam Rajavi aurait usé d'un subterfuge pour assister à une remise de prix au Sénat et se faire photographier à côté du Président Christian Poncelet. Dirigeante en France des Moujahidine-e-Khalq et mise en examen pour menées terroristes, Maryam Rajavi était présente le 1er mars à la remise du " Prix littéraire des droits de l'Homme. " Le Président Christian Poncelet donnait ce prix à Hans Blix, ancien chef des inspecteurs des Nations unies en Irak. Aymeri de Montesquiou, Sénateur du Gers et président du groupe d'Amitiés France-Iran, a déclaré à l'AFP : " La présence de Mme Rajavi était non désirée. C'est un incident regrettable. Jamais cette personne n'a été invitée ni par le Sénat, ni par la Présidence. Mais nous ne pouvons contrôler toutes les personnes qui viennent aux réceptions, " quand elles sont invitées par des organisations extérieures au Sénat, concluait-il.

wLe 24 février 2005, les Russes et les Américains ont signé un accord sur " le contrôle des missiles portatifs sol-air. " On comprend la raison de cet accord : les deux pays craignent de voir de tels engins tomber entre les mains d'organisations " terroristes. " Des missiles de ce type, des Stingers, avaient été livrés par les Etats-Unis à la résistance afghane dans les années 80. Ils avaient changé le rapport de force entre les belligérants.

 

Combattants en Tchétchénie posant avec un Stinger

 

 

wA 13 heures, le lundi 14 février, dans le quartier dit des hôtels à Beyrouth, Rafic Hariri était tué avec huit autres personnes.

Premier ministre du Liban de 1992 à 1998 et de 2000 à 2004, il dirigeait au Parlement une coalition de 107 députés sur 128. En clair, pendant douze ans, il a étroitement collaboré avec l'autorité syrienne. A son invitation, et contre l'opinion, le 4 septembre dernier, les parlementaires libanais votaient même un amendement constitutionnel permettant de proroger le mandat du Président Emile Lahoud, lui soutien inconditionnel de Damas.

A première vue, on s'étonne donc de la mobilisation de toutes les composantes communautaires du pays autour de sa dépouille. Il faut y voir l'expression d'une autre colère, causée, elle, par le refus de plus en plus généralisé de la tutelle syrienne. Assassiné, Hariri est devenu ce qu'il ne pouvait pas être de son vivant : le catalyseur d'une ire jusque-là retenue.

Autre étrangeté dans cette affaire, le jour même de l'attaque, sur une cassette vidéo diffusée par Al-Jazira, un individu revendiquait le crime. Il parlait de venger ainsi ses frères, tués en Arabie Saoudite.

Pourtant, c'est immédiatement à la Syrie que nombre de commentateurs attribuaient la paternité de l'attentat. Du coup, on faisait l'impasse sur toutes les autres pistes possibles: Palestiniens, islamistes, groupes communautaires libanais et, pourquoi pas, Israël. Comme si la Syrie, dans le vêtement du coupable, arrangeait tout le monde.Lire: Liban,la guerre de 15 ans



Hariri en tenue Saoudienne, les Séoud lui avaient accordé la nationalité saoudienne

 

Scène de l'attentat contre le convoi de Hariri

 

 


Un certain Abou Adas d'Annousra wal Jihad inconnu jusque là, revendique l'attentat

 

wSur 112 000 étudiants interrogés aux Etats-Unis, 36% considèrent que les articles des journaux devraient être approuvés par le gouvernement avant publication. 51% sont en faveur d'une publication sans restriction et 13% sans opinion. Ces chiffres ont été publiés par le quotidien " USA Today. " le 31 janvier 2005.

w" C'est marrant de tuer des gens. " Ces mots ont été prononcés par le lieutenant-général James Mattis, qui est devenu une référence en matière de lutte contre les insurgés en Irak. Il s'exprimait au cours d'un meeting à San Diego (USA). "Vous allez en Afghanistan, vous avez des types qui ont giflé des femmes pendant cinq ans parce qu'elles ne portaient pas un voile... C'est un plaisir d'enfer de les flinguer... " Cet officier commandait le camp de la première division de Marine en Irak. L'information a été rapportée par la NBC de San Diego et datée du 2 février 2005.

 wLogo du MossadSylvia Rafael, agent du Mossad est morte fin février en Afrique du Sud où elle était née. Chargé d'exécuter des responsables palestiniens, en 1973, à la suite d'une erreur d'identification, elle avait assassiné un serveur de restaurant marocain dans les rues de Lillehammer, en Norvège. Condamnée à cinq ans de prison par les Norvégiens, elle avait été libérée après onze mois de détention. Née de père juif mais de mère chrétienne, conformément à la religion hébraïque elle était considérée non-juive. Après sa détention, le Mossad lui offrit de la convertir au judaïsme. Elle refusa. " Vous m'avez acceptée comme combattante juive, aurait-elle répondu, je n'ai pas besoin de la garantie des rabbins." Reste à savoir pourquoi, Israélienne, elle préféra retourner s'installer dans son Afrique du Sud natale et non dans le kibboutz où elle avait passé quelque temps dans les années 60.

wLe Conseil oecuménique des Églises accuse les États-Unis de demander aux autres pays de respecter les Droits de l'Homme qu'ils ne respectent pas eux-mêmes. Le communiqué a été publié le 22 février par le Conseil qui regroupe 342 Églises chrétiennes non-catholiques.

wHubert Colin de Verdière, Ambassadeur de France en Algérie, a prononcé le 27 février(2005) dernier à Sétif (Algérie) un discours très commenté. Nous en reproduisons la partie la plus importante à nos yeux.
Notre Ambassadeur était à Sétif en raison de la signature d'une convention de partenariat entre l'Université Ferhat Abbas et l'Université de Clermont-Ferrand. Il s'est saisi de cette occasion pour rendre un hommage à cette personnalité, avant d'enchaîner sur " les événements " de Sétif.
" ... Aussi me dois-je d'évoquer également une tragédie qui a particulièrement endeuillé votre région. Je veux parler des massacres du 8 mai 1945, il y aura bientôt 60 ans : une tragédie inexcusable. Fallait-il, hélas, qu'il y ait sur cette terre un abîme d'incompréhension entre les communautés, pour que se produise cet enchaînement d'un climat de peur, de manifestations et de leur répression, d'assassinats et de massacres !
Le 8 mai 1945 devait être l'occasion de célébrer l'issue tant attendue d'une guerre mondiale, pendant laquelle tant des vôtres avaient donné leur vie pour notre liberté, cette liberté qui devait être celle de tous les Algériens. Ce fût hélas un drame. Celui-ci a marqué profondément, nous le savons bien, les Algériens qui, dès cette époque, rêvaient de liberté. Ferhat Abbas était de ceux-là. Le jeune Kateb Yacine en était aussi (...)
Ce que je viens de rappeler conduit à m'interroger sur la manière dont se construisent les mémoires dans nos pays et entre nos pays. Des mémoires longtemps à vif, cicatrices exacerbées par trop d'années de guerre, reposant notamment sur des récits personnels, récits d'identité, récits de souffrance, récits d'exil.
On parle souvent, entre la France et l'Algérie, d'une " mémoire commune, " liée à mille faits quotidiens tissés entre les communautés musulmane, juive et chrétienne pendant la période coloniale. " Mémoire commune " certes, de voisinage et parfois d'œuvres collectives ; mais aussi " mémoire non-commune ", chargée de ressentiments, d'incompréhensions, d'hostilités. Il n'y a jamais unicité des mémoires, ni d'explication catégorique ou définitive des grands évènements historiques, comme il ne peut y avoir concurrence des victimes, ni négation des malheurs, quels que soient ceux-ci.
Les jeunes générations d'Algérie et de France, la vôtre en l'occurrence, n'ont aucune responsabilité dans les affrontements que nous avons connus. Cela ne doit pas conduire à l'oubli ou à la négation de l'Histoire. Mieux vaut se charger lucidement du poids des bruits et des fureurs, des violences des évènements et des acteurs de cette histoire, en évitant si possible les certitudes mal étayées, voire les jugements réciproques. Cette charge est lourde et le travail à mener considérable.
C'est là me semble-t-il, que se situe notre et votre responsabilité. Celle qui s'appuie sur les exigences du savoir pour tenter d'ouvrir, avec méthode, les chantiers d'un travail historique... "

Rappel : Le 8 mai 1945, éclate à Sétif une révolte musulmane. 21 Européens sont massacrés. Conduite par le général Duval, la répression fait officiellement 1500 morts, 45 000 selon les Algériens, 6000 à 8000 d'après l'historien Charles-André Julien.

  Janvier 2005

wDans le texte A/59/565 publié le 2 décembre 2004 par les Nations unies, les rédacteurs ont évoqué la nécessité d'une définition internationale du terrorisme. " Cette définition du terrorisme, disent-ils, devrait comporter les éléments suivants :
a/
Affirmer, dans le préambule, que l'usage de la force par les Etats contre les civils est réglementé par les Conventions de Genève et d'autres instruments et que, s'il atteint un certain degré, il constitue un crime de guerre ou un crime contre l'humanité...
d/ Qualifier de terrorisme " tout acte... commis dans l'intention de causer la mort ou des blessures graves à des civils ou à des non-combattants, qui a pour objet, par sa nature ou son contexte, d'intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir un acte ou à s'abstenir de le faire. "
Une démarche devenue indispensable pour savoir de quoi l'on parle quand on prononce le mot terrorisme. Pour éviter les amalgames et les manipulations d'opinion.

wMahmoud Abbas, président de l'autorité palestinienneLe 29 janvier 2005, plus de 4000 policiers palestiniens achevaient de se mettre en position dans la bande de Gaza pour empêcher les organisations radicales d'attaquer les Israéliens. Le 24, les islamistes du Hamas et du Jihad Islamique avaient accepté un cessez-le-feu réclamé par Mahmoud Abbas, nouveau Président de l'Autorité palestinienne. Le 30, 22 Palestiniens étaient blessés dans le sud de Gaza à la suite d'affrontements entre des membres d'Hamas et des partisans de Mahmoud Abbas. Le 1er février, une fillette palestinienne de 10 ans était tuée près de son école. Les Israéliens niaient toute implication dans cette mort. Les Palestiniens n'en crurent rien et Hamas répondit par des tirs de mortiers. Les groupes armés palestiniens, affirme l'AFP, réclament la cessation des opérations militaires israéliennes. Avant les tirs d'obus, en visite à Moscou, Mahmoud Abbas parlait " d'une chance historique pour instaurer la paix " entre Israéliens et Palestiniens. Mais le retour au calme est-il possible, l'armée israélienne demeurant présente dans les territoires revenant de droit aux palestiniens?

wLe 31 janvier 2005, le juge Joyce Hens Green, du tribunal fédéral de Washington, a déclaré inconstitutionnels les tribunaux militaires d'exception sur la base militaire de Guantanamo. Le Pentagone a créé ces tribunaux militaires l'an dernier pour examiner le statut des " combattants ennemis " détenus à Guantanamo. L'administration américaine agissait ainsi pour empêcher les prisonniers d'user du recours, reconnu par la Cour suprême, de contester leur détention devant une cours de justice civile. Au cours de leur audition devant ces tribunaux d'exception, les détenus de Guantanamo ne peuvent pas être accompagnés d'un avocat et une partie des preuves retenues contre eux peut leur être cachée.

Prisonnier emmené pour interrogatoire

 

 

wDans le " Herald Tribune " du 28 janvier 2005, Maryam Rajavi, leader des Moujahidine du Peuple d'Iran, a signé un article présentant la défense de son mouvement. Se servant avec habileté de la mauvaise image de l'Iran, elle pose les Moujahidine en solution de remplacement. La publication de ce texte prouve que certains décideurs Américains prêtent une oreille attentive à ses arguments.

 

Maryam Rajavi lors de son arrestation en juin 2003